Si, comme les oiseaux
Posés le soir sur la branche de l’arbre,
Tu pouvais laisser tes soucis
S’endormir…peut-être au réveil,
Seraient-ils ou disparus ou apaisés.
Alors t’éloignant à pas doux
Pour ne pas les faire entrer en cauchemars
Pourrais-tu t’éloigner du passé
Et vivre, les yeux ouverts au présent,
Ce que l’instant t’offre :
La fleur d’aubépine qui s’éclot,
La goutte de rosée qui perle de la feuille,
Oublie les épines de l’églantier
Qui la veille t’avait griffé.
Ne mémorise pas
Ce qui n’en vaut pas la peine
Et laisse le meilleur
Faire en soi son chemin de bienveillance,
Alourdi des larmes
Que tu n’as pas su pleurer,
Car celles qui ont coulé,
Apprivoise la souffrance
Lorsqu’elles s’évaporent.
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