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Triste nouvelle pour les Lyonnais

Sujet de discussion : Triste nouvelle pour les Lyonnais
  • sergeclimax69007 Membre suprême
    sergeclimax69007
    • 30 septembre 2010 à 19:47
    Mais non, Lyon, ce n'est pas seulement un club de football "l'Olympique Lyonnais".

    Et je ne vais pas annoncer aux "fans" que leur grand stade ne va pas se faire !!! Ce qui m'aurait fait рlаіsіг, parce qu'en matière de détournement de l'argent public, voilà qui aurait été une bonne nouvelle que ce stade (avec ses aménagements extérieurs et ses dessertes payés par les contribuables) ne se fasse pas. Passons par ailleurs sur les subventions à cette entreprise commerciale, qui verse des dividendes à ses actionnaires.

    L'engouement pour le foot me gonfle !!! Ce patriotisme du ballon rond m'exaspère ! ---

    Simplement, discrètement, deux librairies qui ferment leurs portes. On pouvait y trouver des livres anciens, d'occasion, outre les livres nouvellement parus.

    Il y avait de la сhаlеuг humaine. L'heureux éclectisme de la librairie "A plus d'un titre", sur les quais de Saône, permettait des plongées dans un bric-à-brac réjouissant ; mais un certain amateurisme les aura perdus !!! Ou, alors, leur péché capital, c'était d'avoir des rayons remplis de livres de poésie, que dans ce pays on diffuse peu.

    Une autre librairie, un autre style : "La librairie des Terreaux", pas très loin de la première citée, qui cesse son activité après trente ans d'existence (le pot de l'amitié c'est demain vendredi) ; ah les livres anciens ! Et la montée au premier étage par un escalier fort Ьгапlant !

    Et rappelons la défunte "Librairie des Nouveautés", place Bellecour, remplacée par............................................................. une agence bancaire, qui a ornée sa vitrine d'une frise factice de livres photographiés !!!!

    L'hécatombe ! Qu'en est-il du commerce des livres dans vos villes ou bourgades respectives ? L'hécatombe aussi ?
  • so18 Membre élite
    so18
    • 30 septembre 2010 à 20:57
    Dans ma petite ville aussi, on assiste à ce triste spectacle. C'est fort dommage, j'adore tellement fouiner et sentir le vieux papier, toucher les livres qui ont un vécu, mais oui, cela va devenir une denrée très rare bientôt...
  • sergeclimax69007 Membre suprême
    sergeclimax69007
    • 30 septembre 2010 à 22:10
    Ce qui m'attriste le plus, c'est deux sortes de pertes : celle de ces stocks de livres, introuvables ailleurs, qu'on découvre en fouinant, sепsuеllеment, en reniflant la senteur du papier, celle de ces éditions qui mettent en valeur le texte par la mise en page, la typographie, les bois gravés....

    Et il y a la perte de ces personnes que je voyais sans savoir leur nom, chez qui j'aurai trouvé des bonheurs. Fuit le plaisir d'un possible "commerce" humain, sans contre-partie monétaire. Se ferment des refuges dans la ville bruyante. Pou faire place libre à des banques !!!

    Je ne peux pas me résigner à ce que les livres rentrent dans ce régime régnant de la rotation des stocks ; ni à ce que des livres soient réédités à la demande. Cela signifie des librairies dépouillées de tout passé et impeccables pour l'actualité, cette actualité littéraire souvent vieille et dépassée avant d'être apparue.

    Comme si la mémoire humaine, qui a partie liée avec ce support éminemment démocratique qu'est le livre, devait être effacée, bafouée, niée, balayée.

    Alors on "numérise" des livres. Et les Bibliothèques nationales (prenons celle du Portugal) mettent en ligne des trésors : éditions anciennes de Luiz Vaz de Camoens (le plus grand écrivain classique de langue portugaise), etc.

    Mais le contact charnel avec le livre, contact qui permet de réfléchir à son rythme, de s'arrêter, d'y revenir ?

    ---- Même chez "Gibert Joseph", où je pratiquais l'échange (vente des livres contre un montant à dépenser chez eux) : "On ne reprend plus que les livres qui ont un code à barres et plus les livres de poche" (il faut que les livres aient leur identifiant ISBN, International Standard Book Number, généralisé à partir de la seconde moitié des années 1970) mais qu'en plus on puisse bipper dessus avec une "douchette" !

    Allez, j'arrête mon lamento ; je me donne à moi-même le blues du bibliophile et bibliomane et lecteur et empileur de livres.
  • sergeclimax69007 Membre suprême
    sergeclimax69007
    • 30 septembre 2010 à 22:20
    Dans ma petite ville aussi, on assiste à ce triste spectacle. C'est fort dommage, j'adore tellement fouiner et sentir le vieux papier, toucher les livres qui ont un vécu, mais oui, cela va devenir une denrée très rare bientôt...

    Oui c'est très émouvant, ces livres qui portent des traces d'humanité, des noms avec des dates, des ex-libris, des marques d'usure, des crayonnages qui accompagnent ta lecture (enfin, bon, pas trop de griffonnages, quand même !) ; je deviens compagnon, malgré les époques, d'autres lecteurs ; et je sens des présences, bien des histoires humaines, dans leur fugacité, mais qui persistent grâce à ces livres partagés.

    Les livres ne sont pas que des textes plus ou moins joliment habillés !!!
  • cody Membre élite
    cody
    • 30 septembre 2010 à 23:01
    Il semblerai que le problème ne soit pas que chez toi, à Paris de moins en moins de bouquinistes, personne pour reprendre les stands laissés vacants, mais là au moins, pas de banque à la place!!!
  • so18 Membre élite
    so18
    • 30 septembre 2010 à 23:08
    Je n'ai jamais eu plus de рlаіsіг qu'à trouver, au détour de rayons de petits bouquinistes, des livres dont j'avais entendu parler mais que je ne trouvais pas ailleurs, plus éditer. Quel рlаіsіг alors que de se l'approprier! J'aime aussi tourner les pages et tomber sur une note manuscrite, quelques mots soulignés, un nom, des dates... Quelle tristesse...
  • cody Membre élite
    cody
    • 30 septembre 2010 à 23:40
    Je n'ai jamais eu plus de рlаіsіг qu'à trouver, au détour de rayons de petits bouquinistes, des livres dont j'avais entendu parler mais que je ne trouvais pas ailleurs, plus éditer. Quel рlаіsіг alors que de se l'approprier! J'aime aussi tourner les pages et tomber sur une note manuscrite, quelques mots soulignés, un nom, des dates... Quelle tristesse...

    Comme autant d'autres histoires au fil du bouquin...
  • sergeclimax69007 Membre suprême
    sergeclimax69007
    • 1 octobre 2010 à 00:51
    Il semblerai que le problème ne soit pas que chez toi, à Paris de moins en moins de bouquinistes, personne pour reprendre les stands laissés vacants, mais là au moins, pas de banque à la place!!!

    Hélas, je me doutais de la probabilité d'une tendance de fond. -

    A Paris, comme à Lyon il y a ces boîtes des bouquinistes, du samedi et du dimanche, le long de la Seine, chez nous le long de la Saône : j'y ai fait des découvertes étonnantes.

    Ainsi le jour où j'ai "rencontré" la première traduction française de "Don Quichotte", seulement sa première partie, publiée de nouveau à la fin du XIXe siècle, en trois volumes, petit format, avec de merveilleuses gravures -pour trente euros-, j'ai ressenti la joie du bibliophile
    (bon, l'état du troisième volume laisse, un tout petit peu, à désirer)
    et grâce à une "vieille" traduction j'ai pu, enfin,
    entré dans ce grand roman, sans m'infliger un devoir de lecture.

    Et tant d'autres livres, qui jalonnent les jours et qui se chargent d'atmosphères et qui me les rappellent.

    Et ces vieux livres de poche, des années 1960 et 1970, d'une tenue impeccable, de par un encollage résistant au temps.

    Et au contraire, combien de livres actuels, mal fabriqués, dépenaillés à la première lecture, pas cousus, mal encollés,
    mal typographiés,
    avec un interlignage qui désespère le myope que je suis
    et le rebute ?
    Mais il reste bien des éditeurs qui ne fabriquent pas à la chaîne les succès du jour, heureusement, et qui respectent leur métier
  • over-raver Membre élite
    over-raver
    • 1 octobre 2010 à 11:08
    Arf .. donner du poids aux livres plutôt que donner des livres au poids,
    malheureusement le livre a perdu beaucoup d'importance face a tout ces moyens de communication et de recherche en ligne, et le gout pour la lecture a disparu en même temps que la télé est apparue ...
    on est en plein dans le systeme de consommation kleenex
    on achète, on use, on jette, on rachète etc etc ...
    on ne garde plus rien, on transmet plus rien, c'est fini ce temps ou on gardais les biens matériels pour les transmettre aux générations prochaines ..
    Or a mon avis c'est essentiel car les objets ont pour moi une âme et sont les témoins immortel de notre passé (encore plus quand il s'agit d'un livre !) ..
    mais le problème vient de plus loin a mon avis ... avant les gens avaient de quoi acheter des propriétés et il ne bougeaient pas autant que maintenant ... du coup il avait le lieu pour pouvoir amаssег souvenirs, collections etc etc
  • cody Membre élite
    cody
    • 1 octobre 2010 à 11:17
    Loin d'être un afficionado comme tu sembles l'être, néanmoins j'aime la lecture, et surtout, pour moi, un livre est fait pour passer de main en main, (c'est pourquoi j'aime beaucoup les éditions de poches).
    Une éditions de poches tu ne vas pas faire un procès à quelqu'un qui ne te l'a pas rendu...
    J'aime voir que le livre à vécu, que des pages ont été cornées, la couverture se patine et s'assouplit, on peut voir à l'usure que le livre à été lu de nombreuse fois.
    J'aime me demander pourquoi tel passage a été surligné, j'essaye de comprendre ce qui à "parlé" à un lecteur précédent...

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