Il semblerai que le problème ne soit pas que chez toi, à Paris de moins en moins de bouquinistes, personne pour reprendre les stands laissés vacants, mais là au moins, pas de banque à la place!!!
Hélas, je me doutais de la probabilité d'une tendance de fond. -
A Paris, comme à Lyon il y a ces boîtes des bouquinistes, du samedi et du dimanche, le long de la Seine, chez nous le long de la Saône : j'y ai fait des découvertes étonnantes.
Ainsi le jour où j'ai "rencontré" la première traduction française de "Don Quichotte", seulement sa première partie, publiée de nouveau à la fin du XIXe siècle, en trois volumes, petit format, avec de merveilleuses gravures -pour trente euros-, j'ai ressenti la joie du bibliophile
(bon, l'état du troisième volume laisse, un tout petit peu, à désirer)
et grâce à une "vieille" traduction j'ai pu, enfin,
entré dans ce grand roman, sans m'infliger un devoir de lecture.
Et tant d'autres livres, qui jalonnent les jours et qui se chargent d'atmosphères et qui me les rappellent.
Et ces vieux livres de poche, des années 1960 et 1970, d'une tenue impeccable, de par un encollage résistant au temps.
Et au contraire, combien de livres actuels, mal fabriqués, dépenaillés à la première lecture, pas cousus, mal encollés,
mal typographiés,
avec un interlignage qui désespère le myope que je suis
et le rebute ?
Mais il reste bien des éditeurs qui ne fabriquent pas à la chaîne les succès du jour, heureusement, et qui respectent leur métier


