Sujet de discussion : Un interrupteur shakespearien
louuu
Membre occasionnel
14 janvier 2011 à 20:20
« L’amour ne peut être contenu, L’emballage soigné du désir Se scinde en deux Répandant un liquide pourpre à travers mes jours »
Ce soir là, je n’avais que peu d’attentes. C’était l’hiver. Un bel hiver tourmenté d’histoires répétitives, de verglas, de neige, d’écharpes, de gros pulls et de pluie. Il pleuvait lorsque je suis partie à pied de chez moi à Charpennes sous les coups des 21h. Je me douchais de la nuit noire, observant mon reflet dans les flaques.
25 minutes, 2 kilomètres, si peu d’efforts pour la rejoindre. La fatigue m’assaillait ces derniers temps, le travail et les tensions inter-colocataires… Et ces cernes. Et mes cernes…
Non pas qu’elle était inconsciente mais je conclus qu’il n’y avait que moi ce soir là chez elle, car elle ne prit pas la peine de demander qui sonnait à son interphone. Grosse erreur. J’entrais dans un bel appartement au 3ème étage, une mаssе d’homos regroupés dans un salon bien agencé.
C’était ma seconde idée en fait : « Si elle ne demande pas c’est parce qu’elle attend beaucoup de monde ». Personne ne venait m’accueillir, j’en étais gênée. Je fis quelques pas timide avant de rebrousser impulsivement chemin vers la porte. Trop de bruit pour un petit comité, il devait y avoir au moins 8 personnes. Je ne voulais définitivement pas rester.
Mais la Superbe me prit de cour. « Tu crois que tu vas partir ? » Fièrement adossée derrière la porte, elle attendait ma réponse. « _ Je… J’allais fermer la porte. _ Belle feinte. Tu es timide ? _ C’est vrai qu’il n’y aurait pas de quoi. _ Je ne l’étais pas moi, chez toi. _ Tu es venue accompagnée par une amie. Tu ne savais pas que je serais là, c’était un concours de circonstances. »
Ignorant ma réponse elle me dégaina du tac au tac : « _ Et tu ne te dis pas que j’ai mes raisons de ne pas t'avoir prévenue ? _ Quelques soient les raisons tu me mets délibérément mal à l’aise d’entrée de jeu. _ Et bien considère que c’est un handicape à perdre avant la fin de la partie. »
« Partie », « Jeu », est-ce donc simplement un jeu pour Elle ? Voilà, je trouve enfin une lumière à ma vie. Et cette salle goss joue avec l’interrupteur.
so18
Membre élite
14 janvier 2011 à 20:23
Peu importe qu'elle joue avec l'interrupteur, c'est toi qui gère tout le tableau.
0ppy
Membre émérite
14 janvier 2011 à 20:29
Peu importe qu'elle joue avec l'interrupteur, c'est toi qui gère tout le tableau.
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