Connexion :

Un peu de poesie !

Sujet de discussion : Un peu de poesie !
  • cagoudesiles Membre pionnier
    cagoudesiles
    • 18 juillet 2010 à 10:30
    L'isolement[B][/B]

    [I][/I]
    Souvent sur la montagne, à l'ombre du vieux chêne,
    Au coucher du soleil, tristement je m'assieds ;
    Je promène au hasard mes regards sur la plaine,
    Dont le tableau changeant se déroule à mes pieds.

    Ici, gronde le fleuve aux vagues éсumantes ;
    Il serpente, et s'enfonce en un lointain obscur ;
    Là, le lac immobile étend ses eaux dormantes
    Où l'étoile du soir se lève dans l'azur.

    Au sommet de ces monts couronnés de bois sombres,
    Le crépusсule encor jette un dernier rayon,
    Et le char vaporeux de la reine des ombres
    Monte, et blanchit déjà les bords de l'horizon.

    Cependant, s'élançant de la flèche gothique,
    Un son religieux se répand dans les airs,
    Le voyageur s'arrête, et la cloche rustique
    Aux derniers bruits du jour mêle de saints concerts.

    Mais à ces doux tableaux mon âme indifférente
    N'éprouve devant eux ni сhагmе ni transports,
    Je contemple la terre ainsi qu'une ombre errante :
    Le soleil des vivants n'échauffe plus les morts.

    De colline en colline en vain portant ma vue,
    Du sud à l'aquilon, de l'aurore au couchant,
    Je parcours tous les points de l'immense étendue,
    Et je dis : « Nulle part le bonheur ne m'attend. »

    Que me font ces vallons, ces palais, ces chaumières,
    Vains objets dont pour moi le сhагmе est envolé ?
    Fleuves, rochers, forêts, solitudes si chères,
    Un seul être vous manque, et tout est dépeuplé.

    Que le tour du soleil ou commence ou s'achève,
    D'un oeil indifférent je le suis dans son cours ;
    En un ciel sombre ou pur qu'il se couche ou se lève,
    Qu'importe le soleil ? je n'attends rien des jours.

    Quand je pourrais le suivre en sa vaste carrière,
    Mes yeux verraient partout le vide et les déserts ;
    Je ne désire rien de tout ce qu'il éclaire,
    Je ne demande rien à l'immense univers.

    Mais peut-être au-delà des bornes de sa sphère,
    Lieux où le vrai soleil éclaire d'autres cieux,
    Si je pouvais laisser ma dépouille à la terre,
    Ce que j'ai tant rêvé paraîtrait à mes yeux !

    Là, je m'enivrerais à la source où j'aspire ;
    Là, je retrouverais et l'espoir et l'amour,
    Et ce bien idéal que toute âme désire,
    Et qui n'a pas de nom au terrestre séjour !

    Que ne puis-je, porté sur le char de l'Aurore,
    Vague objet de mes voeux, m'élancer jusqu'à toi !
    Sur la terre d'exil pourquoi restè-je encore ?
    Il n'est rien de commun entre la terre et moi.

    Quand la feuille des bois tombe dans la prairie,
    Le vent du soir s'élève et l'arrache aux vallons ;
    Et moi, je suis semblable à la feuille flétrie :
    Emportez-moi comme elle, orageux aquilons !


    [B][/B] Bonne journées à toutes et à tous.
  • commedia_dellarte Membre occasionnel
    commedia_dellarte
    • 18 juillet 2010 à 10:37
    Du " Alphonse de LAMARTINE " j'avOue que là C'est de la Vrai pOésie

    tu as un problème de baliSes

    fait ainsi..

    en GRAS

    donC au début du mets [B ] ton texte [/ B]

    Attention Colle le B , j'ai fais ça Expert pour que tu cOmprennes.

    Bon dimanChe
  • cagoudesiles Membre pionnier
    cagoudesiles
    • 18 juillet 2010 à 10:42
    Merci
    Effectivement j'ai un petit problème de balises !
    Je voulais différencier les polices de caractères mais ça n'a pas fonctionné; désolé pour la présentation.
    J'ai effectivement été à la ligne après avoir sélectionné la balise.
    J'essayerai de faire mieux la prochaine fois.


    Bises
  • cagoudesiles Membre pionnier
    cagoudesiles
    • 18 juillet 2010 à 10:49
    C'était mon poète préféré à l'école !

    Un de ses poème que j'aimais beaucoup aussi :

    " Un ami d'enfance "

    Je me souviens d'avoir eu pour ami dans mon enfance
    Un chien
    Une lеvгеttе blanche au museau de gazelle
    Au cou de tourterelle
    A l'œil ргоfопԁ et doux comme un regard humain
    . . . .
    J'ai oublié la suite.
  • commedia_dellarte Membre occasionnel
    commedia_dellarte
    • 18 juillet 2010 à 11:10

    Je me souviens d'avoir eu pour ami dans mon enfance
    Un chien
    Une lеvгеttе blanche au museau de gazelle
    Au cou de tourterelle
    A l'œil ргоfопԁ et doux comme un regard humain

    Ce serait paS eXtrait de " JOCELYN "
  • cagoudesiles Membre pionnier
    cagoudesiles
    • 18 juillet 2010 à 12:08
    Effectivement ce doit être dans " Jocelyn "


    "Dans le Jocelyn de Lamartine, l'admirable apostrophe :

    O mon chien ! Dieu sait seul la distance entre nous,

    Seul il sait quel degré de l'échelle de l'être

    Sépare ton instinct de l'instinct de ton mаîtге, etc., etc., "



    mais je n'ai pas pu trouver trace du poème pour l'instant et apparemment je ne suis pas le seul !

    [B][/B]
  • commedia_dellarte Membre occasionnel
    commedia_dellarte
    • 18 juillet 2010 à 12:58
  • cagoudesiles Membre pionnier
    cagoudesiles
    • 18 juillet 2010 à 14:20
    Merci, c'est très gentil, mais hélas rien sur le poème en question.
    Je n'imaginais pas qu'il avait écris tant de textes !
    Je viens de trouver ceci, et c'est exactement le texte que j'avais appris à l'école.
    Ça me fait très рlаіsіг de pouvoir le relire :

    http://www.terresdecrivains.com/forum.php3?id_article=103&id_forum=2146


    Citation :

    "> Alphonse de LAMARTINE à Mâpénible et Milly
    Le dimanche 24 février 2008
    Je vous envoie une copie de la poesie retrouvée dans mon cahier de récitation de 1976 intitulée un ami d’enfance, je serais toutefois incapable de dire si elle est entière ou si celà en représente juste une partie :
    Un ami d’enfance … Je me souviens D’avoir eu pour ami, dans mon enfance, un chien. Une lеvгеttе blanche, au museau de gazelle, Au poil ondé de soie, au cou de tourterelle, A l’œil ргоfопԁ et doux comme un regard humain. Elle n’avait jamais mangé que dans ma main, Répondu qu’à ma voix, couru que sur ma trace, Dormi que sur mes pieds, ni flairé que ma place.
    Quand je sortais tout seul et qu’elle demeurait, Tout le temps que j’étais dehors elle pleurait ; Pour me voir de plus loin, aller ou reparaître, Elle sautait d’un bon au bord de la fenêtre, Et les deux pieds collés contre les froids carreaux, Regardait tout le jour à travers les vitraux.
    LAMARTINE
    J’espère vous avoir aidé !


    Il y a bien longtemps que j'avais епvіе de relire ce texte.

    Comme quoi, tout vient à point à qui sait attendre !
  • commedia_dellarte Membre occasionnel
    commedia_dellarte
    • 18 juillet 2010 à 14:24
    Parfait tOut est bien Qui finiS bien
  • cagoudesiles Membre pionnier
    cagoudesiles
    • 18 juillet 2010 à 14:36
    Merci

Pas encore inscrit ? Crée ton profil en quelques clics seulement !