L'on ne peut deviner ce qu'il en est pour d'autres



J’aspire à une relation amoureuse qui soit continue, soutenue, douce, qui prenne son temps et ne se précipite pas en un condensé de vie expédié en une nuit ; je ne suis pas très abeille butineuse, et je fais mon miel de ce qui m'est donné.
Le sentiment d'enfermement surgit dans une relation lorsque en celle-ci j'ai enfermé toutes mes aspirations et que j'ai fait de cet amour mon tout suffisant ; alors qu'il importe vraiment dans un amour authentique de n'être ni le tout de l'autre, ni de le prendre pour le monde entier (au contraire du sens de cette citation "Un être me manque, et tout le monde vient à me manquer").
Un vrai amour évite comme la peste de porter au pinacle cette relation à deux, sinon cela termine inévitablement, après tant de collage et de confusion de l'un avec l'autre, par des disputes, où l'autre est noirci à souhait, pour mieux s'en séparer.
Je me rends bien compte du caractère abstrait de ce que j'énonce : que personne ne prenne cela pour une sorte de leçon administrée dont ne sait quelle stratosphère !
