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Une vie bouleversée de Etty Hillesum

Sujet de discussion : Une vie bouleversée de Etty Hillesum
  • volodia Membre habitué
    volodia
    • 16 décembre 2010 à 20:18
    [Image introuvable]

    De1941 à 1943, à Amsterdam, une jeune femme juive de vingt-sept ans tient un journal et y consigne ce que vont être les dernières expériences de sa vie. Le résultat : Un document extraordinaire, tant par l'incontestable qualité littéraire que par la foi qui en émane. Une foi indéfectible en l'homme alors qu'il accomplit ses plus noirs méfaits.

    Car si les années de guerre voient l'extermination des juifs partout en Europe, elles sont bel et bien pour Etty Hillisum, des années de développement personnel et de libération spirituelle. Celle qui note en 1942 : "En dépit de toutes les souffrances infligées et de toutes les injustices commises, je ne parviens pas à haïr les hommes", et, quelque temps plus tard : "J'ai déja subi mille morts dans mille camps de concentration. Tout m'est connu, aucune information nouvelle ne m'angoisse plus. D'une façon ou d'une autre, je sais déjà tout. Et pourtant je trouve cette vie belle et riche de sens. A chaque instant." Celle-ci donc, recherche et trouve sa morale propre et la justification de son existence dans l'affirmation d'un altruisme absolu. Loin de se dérober au destin de mаssе qu'elle juge inéluctable, elle décide de l'assumer pleinement et d'employer ses talents à soulager les maux de ses compagnons de misère.

    Partie du camp de transit de Westerbork le 7 septembre 1943, Etty Hellisum est morte à Auschwitz le 30 novembre de la même année.

    Mon avis

    J'ai eu un peu peur en lisant ce livre de retomber dans une énième histoire personnelle sur la déportation. Ce n'est pas le cas. Bien sûr, ce livre relate ce qui se passe en Hollande pendant cette période trouble, mais pas uniquement. On découvre à travers ce livre, une jeune femme qui bien qu'ayant un grand-père rabbin n'avait pas été élevée dans la religion. Sa foi devait se révêler plus tard. Jeune femme libérée et s'estimant "bonne amante", elle n'hésite pas à parler de ses désirs, de ses рhапtаsmеs éгоtіԛuеs et d'affirmer sa sentualité. Car malgré les humiliations infligées aux juifs et ce qui s'annonce en solution finale, elle refuse de renoncer à sa vie de femme, avec ses рlаіsігs de tous les jours. Elle s'oblige à tenir ce journal pour ne pas sombrer. Et c'est par solidarité qu'elle accepte de "partir" lorsquelle se rend compte que le prolétariat juif n'a pas la possibilité de rentrer dans la clandestinité.
  • sergeclimax69007 Membre suprême
    sergeclimax69007
    • 18 décembre 2010 à 15:59
    --- Chaque fois que Volodia nous livre une référence, et là il s'agit d'une référence, à l'égal de David Rousset (qui n'a connu "que" les camps de concentration), à l'égal de Primo Levi (qui a connu les camps d'extermination), à l'égal de Robert Antelme ("L'Espèce humaine" pour les camps de concentration) et pour l'expérience concentrationnaire de la période stalienne et post-stalinienne en URSS, Varlam Chalamov et ses "Récits de la Kolyma" (aux éditions Verdier ; épuisé chez Flammarion et chez F. Maspero), JE VAIS SUR LE SITE D'UNE GRANDE LIBRAIRIE (enfin "grande" par son chiffre d'affaires ; qu'elle le soit par le choix des livres gardés en stock, alors qu'elle fonctionne plutôt à flux tendu, est autre chose) ET JE ME CRÉE UNE FICHE DE RÉFÉRENCE POUR LE LIVRE ET JE L'INCLUS DANS MON DOSSIER "Livres et disques".

    Et je garde surtout en mémoire -c'est pour cela que je ne fais pas un copier/coller du texte de Volodia- les impressions retirées à la lecture de l'ouvrage et exprimées dans la présentation par Volodia.
  • volodia Membre habitué
    volodia
    • 18 décembre 2010 à 19:33
    Je viens de m'apercevoir que je n'ai pas mis les références, honte à moi

    Edition du seuil : ISBN 2 02 008629-8 - Prix : 85 frs

    Hum oui ça fait un moment que je l'ai acheté et lu

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