En juin, le gouvernement invitera les parents, les enseignants, les chefs d’établissements mais aussi les associations éducatives et des médecins à se rassembler afin de réfléchir ensemble aux rythmes scolaires des enfants. Le ministre a indiqué que « le problème doit être traité dans sa globalité » et qu'il faut étudier « le rythme pendant la journée, le rythme pendant la semaine et le rythme pendant l’année ».
Des grandes vacances plus courtes ?
Parmi les sujets épineux qui seront abordés : la durée des grandes vacances. Le ministère envisage de les raccourcir et pourquoi pas de mettre en place un zonage, comme pour les autres vacances. Le ministre s’est dit conscient « des conséquences économiques » que cela pourrait engendrer.
Des journées trop longues ?
Le rythme quotidien sera également étudié. De nombreux experts sont d’avis que six heures de cours par jour, c’est bien trop. Les écoliers français sont ceux qui travaillent le plus en Europe, deux heures par jour de plus que les petits Suédois par exemple. Le modèle européen sera une des pistes de travail lors de ce débat.
La fin de la semaine de 4 jours ?
Instaurée depuis septembre 2008, la semaine de 4 jours sera également passée au crible. Jugée néfaste par l’Académie de médecine, le ministre semble également vouloir y mettre fin. Dans sa circulaire de préparation à la rentrée scolaire 2010, le ministère de l’Education nationale a demandé aux recteurs et inspecteurs d’académie de privilégier l’organisation de l’école primaire en neuf demi-journées, en incluant le mercredi matin.
Et j'ai même vu aussi que la période des grandes vacances ne sera plus au mois de Juillet...
medievale
Membre élite
24 mai 2010 à 10:47
Sous couvert du respect du rythme de l'enfant, on va encore avoir le droit à un grand n'importe quoi, ou il ne faudra surtout pas faire de mal à l'écomonie touristique ( première économie française, je le rappelle), et en effet les vacances scolaires des élèves vont encore baisser, surtout les grandes vacances.
Mais derrière ces grands discours, on vous fait savoir que l'on s'interesse à vos enfants, alors que l'on supprime des postes et que les élèves se retrouvent à 30 dès le primaire par classe, alors là bonjour le rythme scolaire de l'enfant et son approche individuelle.
Pour ce qui est des enseignants, à oui ces fainéants qui ont toujours des vacances. Petit rappel historique : leur salaire était sur 10 mois jusqu'à ce que l'on décide de les annualiser, lors des années 70, mais ce salaire annuel n'a en aucun cas changé, alors maintenant un salaire qui correspond à 10 mois de travail en classe va rester identique pour 11 mois de travail : elle est ou la revalorisation des salaires.
Après cette petite digression, pour ce qui est du rythme scolaire des enfants, celà fait plus de quinze ans que les enseignants expliquent à leur hièrarchie que deux semaines de vacances, sept semaines de cours c'est l'idéal pour l'enfant, de la primaire au lycée, et pourtant après en avoir pris connaissance et avouer le bienfondé de la proposition, les vacances ont été d'office mise par zone, pour des raisons touristiques et économiques, et cette année nous avons le droit après les vacances de Paques, à 11 semaines d'affilée pour une des trois zones.
Alors franchement, quand le ministère se penche sur des problèmes aussi importants, je crains toujours le pire. Surtout pour les enfants.
christellet
Membre élite
27 mai 2010 à 15:08
Je voudrais ajouter ceci : on s'interroge déjà sur la semaine de 4 jours instituée en 2008. Et si on laissait le temps aux textes de faire leurs effets, et de faire une étude sur au moins 10 ans au lieu de constamment changer. Et c'est pour tous les domaines avec ce gouvernement (depuis 2002). Comment veut-on ensuite que la situation (là aussi quelque soit le domaine, dont ici l'éducation) soit stable et claire ?
Aussi le problème ne vient peut-être pas des rythmes scolaires ? Mais peut-être d'autre chose ? Ou peut-être, mieux, des rythmes scolaires et d'autres choses ? Comme pour les retraites, pour développer, au-delà, ce n'est pas en touchant un seul facteur qu'on résout les problèmes. En général, on les complique.
Christelle
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