Mon eau n’écoute pas mon eau chante comme un secret Mon eau ne chante pas mon eau exulte comme un secret Mon eau travaille et à travers tout roseau exulte jusqu’au lait du rire Mon eau est un petit enfant mon eau est un sourd mon eau est un géant qui te tient sur la роіtгіпе un lion ô vin vaste immense par le basilic de ton regard complice et somptueux
Aimé Césaire
zoukbanania
Membre habitué
4 mars 2013 à 22:33
IL n’est pas question de livrer le monde aux assassins d’aube la vie-mort la mort-vie les souffleteurs de crépusсule les routes pendent à leur cou d’écorcheurs comme des chaussures trop neuves il ne peut s’agir de déroute seuls les panneaux ont été de nuit escamotés pour le reste des chevaux qui n’ont laissé sur le sol que leurs empreintes furieuses des mufles braqués de sang lapé le dégainement des couteaux de justice et des cornes inspirées des oiseaux vampires tout bec allumé se jouant des apparences mais aussi des sеіпs qui allaitent des rivières et les calebasses douces au creux des mains d’offrande une nouvelle bonté ne cesse de croître à l’horizon
A.C.
zoukbanania
Membre habitué
4 mars 2013 à 22:36
Les fougues de chair vive aux étés de l’écorce cérébrale ont flagellé les contours de la terre les ramphorinques dans le sarcasme de leur ԛuеuе prennent le vent le vent qui n’a plus d’épée le vent qui n’est plus qu’une gaule à cueillir les fruits de toutes les saisons du ciel mains ouvertes mains vertes pour les fêtes belles des fonctions anhydrides il neigera d’adorables crépusсules sur les mains coupées des mémoires respirantes et voici sur les rhagades de nos lèvres d’Orénoque désespéré l’heureuse tendresse des îles bercées par la роіtгіпе adolescente des sources de la mer et dans l’air et le pain toujours renaissant des efforts musculaires l’aube irrésistible ouverte sous la feuille telle clarteux l’élan épineux des belladones
aime cesaire
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