Merci, Benoît, de me dire ce que tu en penses, même si tu ne penses pas pareil que moi.

T'façon, je ne te taperai pas; tu n'es pas mon gosse…

En réponse au message de benoitdeprincy :
A normaliser la fеsséе , les coups ..ect
Quand on sort une loi telle que celle dont on parle, on ne fait qu'occuper le terrain et détourner l'attention des gens d'autres sujets qui sont en train d'être traités…
C'était déjà ce qui s'est passé pour le mariage pour tous.…
Personne ne sera jamais poursuivi pour avoir giflé un gosse et la maltraitance, la vraie, aura toujours de beaux jours devant elle.
Par contre, cette loi NORMALISE le pouvoir d'un enfant de dire non à son père ou mère ou mаîtге d'école ou éducateur.
Elle normalise les colères sans fin dans les magasins, les gosses qui jettent des trucs n'importe où sans personne pour leurs tirer les oreilles, d'autres qui sont infernaux dans les restaurants, le recours aux calmants sucrés près des caisses,…
Elle normalise le "donnant-donnant" qui voudrait que le gosse doit avoir une récompense s'il ne fait que bien se tenir et se trouve puni quand il fait une connerie.
Pourquoi pas, finalement.
Sauf que nombre d'entre eux, privés de la perspective de la taloche, finissent par se conduire mal de façon si récurrente qu'il faudrait les punir tout le temps.
Face à cela, on peut comprendre alors que les parents démissionnent car rares sont ceux, parmi eux, qui envisagent leur rôle réduit à celui du père fouettard, même sans bâton…
À coté de cela, tu as un enfant qui s'en est pris une un beau matin, a compris qu'une limite existait à partir de laquelle on lui fait mal.
Comme il est pas pénible…
Bref, tout cela pour parler d'un recours à la violence non banal, qui coûte au père que je suis, mais qui a l'immense mérite de faire jurisprudence.

Contrairement à ma femme, mes enfants étaient sous ma responsabilité.
Autant, lever la main sur ma femme est chose inenvisageable, puisque la solution évidente quand les choses ne vont plus consiste à ce que l'un des deux dégage; autant, il y a une mission dans la durée vis à vis de ses enfants.
Un fois là, il n'est pas question de dire: "je lâche l'affaire".
Cela pose la question de la capacité d'être parents, non pas simplement du coté des gonades mais pour en faire des adultes bien dans leur tête et leurs роmреs.
Si tu l'es; que tu trouves des solutions avec ou sans violences, tes solutions ne feront pas de dégâts et tes enfants feront, à leur tour, de bons parents.
Dans le cas contraire, tu vas au crash, avec ou sans violence.
Une dernière chose qui, compte tenu de ton métier, ne sera pas une révélation pour toi:
Pour un gosse (c'est déjà trop) qui se plaint, une fois adulte, d'avoir été élevé à la dure, tu en as au moins cinq qui font le reproche à leurs parents de leurs avoir laissé tout faire.
Cette situation est relativement nouvelle car la proportion était inverse, il y a 50 ans.
On a donc tenté de régler un réel problème, certes, mais avec une solution qui a perdu la vision du but à atteindre; celui d'une société où chacun a une place qui est la sienne.
Non, un enfant n'est pas un adulte et cela n'enlève rien à sa réalité en tant que personne.
Mais une personne subordonnée à ses parents…
