Lorsque je dis qu'une loi peut se défaire, je ne pense pas à une majorité parlementaire qui se déjuge, je pense à des événements historiques -dont on tait la mémoire dans ce pays, ou que l'on salit-, comme la Révolution française de 1789, qui voulut établir une monarchie constitutionnelle et se vit contrainte -à la fois par l'inefficacelité d'un roi, la venue sur la scène politique de tout un peuple organisé en sections, et face à la coalition des monarchies d'Europe- à proclamer la République ;
je pense à la Commune de Paris qui -alors que le gouvernement français à Versailles appelait au secours les armées prussiennes contre les insurgés- a montré l'exemple de ce qu'est une démocratie directe, dans le peu de temps qui lui fut accordé ; j
e pense à la grève de mineurs -hop, passons au XXe siècle- en 1963, qui marqua un fort éЬгапlеment du gaullisme institué ;
je pense à la plus forte grève ouvrière et des travailleurs, en général, dans ce pays : mai-juin 1968, qui aboutit un an après à la chute de De Gaulle, sur le vote "non" au référendum de régionalisation et d'intégration des organisations syndicales (le syndicat FO appela à voter "non") ;
Je pense au CPE (Contrat Première Embauche) qu'un gouvernement fit voter, que Jacques Chirac promulgua mais dont son gouvernement n'eut jamais la capacité de le faire appliquer.
Voilà à ce que je pense.
Et je m'obstine à "faire de la politique".

Ciel !!!