Sujet de discussion : Imitation de Molière ? Texte drôle en tout cas
jiminy
Membre émérite
21 novembre 2013 à 18:03
Un vrai petit bijou… délicieux ! Bravo à l'auteur anonyme de cette épigramme ! De temps en temps, il est bon de flirter avec le français du Grand Siècle On dirait du Molière Conversation enregistrée par le majordome de l’Élysée François le Bon : Président-Monarque Ségolène, Madame Royale : duchesse de Poitou-Charentes Valérie Trierweiler : Madame de Maintenant
François Je vous ai fait venir toutes deux jusqu’à moi, Pour mieux vous faire part de mon réel émoi. Je me dois désormais de gouverner la France, Et je veux me vouer à cette gouvernance Sans me voir infliger chaque jour le souci De devoir arbitrer vos permanents conflits ! Je veux que dès demain l’ensemble de la presse S’’abstienne de parler du cas de mes mаîtгеssеs. Le trône que j’occupe exige que je sois Digne de la posture que l’on attend de moi. Royale Vous êtes mal parti ! Lié à cette garce, Vous resterez toujours le dindon de la farce ! Maintenant Holà, Madame, holà ! Chantez un ton plus bas. Ce sont là des propos que je n’accepte pas ! Vous vous trompez de genre, car en cette occasion, L’on doit parler de dinde et non pas de dindon. Royale Nous sommes bien d’accord ! Je vois avec bonheur Que vous vous estimez à votre vraie valeur ! Maintenant Votre appréciation quant à elle m’enchante : Vous êtes trop aimable en vous voulant méchante ; Une injure de vous frise le compliment. Royale Pour vous complimenter encore un bref moment : L’homme doit sa fortune à sa première femme ; Enivré de gloriole, il en devient bigame, Et il doit la suivante à sa bonne fortune! Maintenant Vos considérations ne sont guère opportunes : Ce n’est qu’avec François que vous avez trouvé L’éphémère moyen de vaguement briller. Puisant dans son esprit, sa force et sa raison Les moyens de servir vos propres ambitions, Vous avez tout gâché en y mettant du vôtre, Entassé joliment défaites et revers. Vous vous croyiez précieuse et fûtes ridicule, Vous espériez compter et ne fûtes que nulle! Royale Permettez-moi, Madame, avec tout le respect Que l’on se doit d’avoir pour qui est au sommet, De très modestement vous dire sans ambages Que le peu que j’obtins, je l’obtins sans « jambage »! Tout ce que j’ai perdu, je peux le regagner Sans devoir pour autant coucher à l’Élysée. Je ne dois qu’à moi seule les postes que je brigue, Perdant ainsi sans honte et gagnant sans intrigue. Quant à vous, l’on pourrait demain vous replonger Dans l’aimable néant dont vous fûtes tirée. Adieu, Madame, adieu, et n’étant point méchante, Je vous laisse rêver « hollandemains » qui chantent ! François Eh bien voilà, voilà; je crois que nous avons Fait assez bien le tour de la situation ! Il est bon que parfois des vérités se disent, Qu’on puisse se parler avec pleine franchise. De la paix retrouvée, ces mots sont le prélude, Et tout va donc rentrer dans la normalitude. (à Royale) Embrasse les enfants, dis-leur qu’à eux je pense. (à Maintenant) Toi, viens faire l’amour avec la Présidence !
draconis
Légende urbaine
21 novembre 2013 à 18:08
Nullissime... Quelle offense faite à Molière ! je doute qu'il apprécierait cette satire, sans la moindre finesse.
remsdu31
Membre confirmé
21 novembre 2013 à 18:17
Joliment écrit, compliment à l'auteur je n'en doute pas talentueux, pour le travail réalisé
draconis
Légende urbaine
21 novembre 2013 à 18:27
Bêêêêêêê ! bêêêêêê !
yoomy
Membre suprême
21 novembre 2013 à 18:27
jiminy
Membre émérite
21 novembre 2013 à 18:31
Bonsoir Remsdu31,
La parodie a toujours ses adeptes et on ne peut toujours se refuser un moment de dé tente qui fait sourire. Merci de ton appréciation.
jiminy
Membre émérite
21 novembre 2013 à 18:37
Bonsoir Micka,
Ton appréciation quant à elle m’enchante : Tu es trop aimable en te voulant méchant ; Une injure de toi frise le compliment.