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Je fais don de mоп согрs...

Sujet de discussion : Je fais don de mоп согрs...
  • sergeclimax69007 Membre suprême
    sergeclimax69007
    • 11 février 2011 à 23:23
    Je fais don de mоп согрs à la Science -puisque je n'y serai plus-, mais alors, tant qu'on veut, une généreuse donation (boyaux, viscères, poumons, gros orteil, et tout le reste) mais entretemps, avant d'en arriver à cette conclusion, je désirerais faire d'autres dons auxquels répondraient des contre-dons : bref, un potlatch généralisé !

    Certains font don d'eux-mêmes à la République (et ils se gardent même en réserve de celle-ci) : c'est bien grandiose !

    D'autres font des dons au petit bonheur la chance, pour lâcher la vapeur en fin de semaine ; m'étant aperçu que ce type de rencontres expresses me laissait un goût de regret, et me rendait encore plus pessimiste, j'ai renoncé : c'est bien austère !

    De dons futurs en dons non-faits, de dons anciens en dons-souvenirs, je deviens de plus en plus "on", anonyme ; quelques collègues m'appellent "Serge" -miracle, mon prénom a donc de la consistance, encore- ; et je m'effiloche doucement, et passe du "on" au "n", dernier bégaiement avant le silence ou première lettre d'un tonitruant "nom de dieu" : je préfère le dernier terme de l'alternative !

    Du "n" peut sortir le "non", horrifié, de révolte, le fameux "рutаіп, соп !!!" du Midi qui donne du courage et embraie dans la conversation, le mot qui fait gong dans la purée de pois des jours, le mot qui fait grimper aux rideaux, d'où contempler de haut le pont du jour qui nous achemine -tranquille- de l'aube à la nuit, recta et fissa : c'est d'un triste !!!

    Et vous, comment vous-en sortez-vous avec la frustration (si ce mot-là a quelque sens pour vous) ?

    Il y a des jours où l'on voudrait crier "au secours", à s'en faire péter les cordes vocales !!!
  • so18 Membre élite
    so18
    • 11 février 2011 à 23:34
    Je me sens abattue, mais je ne sais pas comment faire pour expliquer. Sensation que je vais devoir hurler pour ne pas exploser de rage, alors je vais marcher longtemps pour adoucir un peu la rage, mais je tente de composer avec quoi.
  • stane Membre occasionnel
    stane
    • 12 février 2011 à 07:16
    Et bien vous allez reussir a me foutre le cafard si tot c'est domage lol. Croyez moi la vie est pas si moche que ca. Il faut garder le moral les petits loups
  • so18 Membre élite
    so18
    • 12 février 2011 à 10:06
    Ah mais non pardon, je répondais seulement en cas de forte frustration sinon ma foi ça va!
  • titange55 Membre élite
    titange55
    • 12 février 2011 à 12:14
    Moi j'en sort avec de l'humour tout simplement....marre de pleuré ou me lamenté sur mon sort et sa ne sert a rien
  • рussуcat68 Membre expérimenté
    рussуcat68
    • 12 février 2011 à 13:56
    Avant tout s'occupé l'esprit et trouvé des activité.y'a telement mieux a faire que de ce morfondre sur son sort.la vie es courte et passe trop vite alors il ne faut pas l'oublié
  • sergeclimax69007 Membre suprême
    sergeclimax69007
    • 12 février 2011 à 20:09
    --- L'humour est ce qu'il y a de plus imperceptible chez quelqu'un que l'on ne connaît pas !!!... Mon texte en portait quelques traces et il n'était pas une longue plainte geignarde, poussive, mortifère, me complaisant à l'inaudible

    Ou alors la simple évocation du manque, de la frustration, du long jeûne corporel est insupportable pour beaucoup, et les rapproche déjà de trop de leur tristesse en sommeil.

    Mais bien sûr qu'il faut évoquer ces réalités-là, ne pas les passer sous silence : ne serait-ce pas une réalité partagée par bien d'entre nous ?

    Et, vous savez, hurler est très sain : les silences où l'on est sidéré et figé, par contre, sont d'un malsain qui est bien mauvais conseiller.
  • sergeclimax69007 Membre suprême
    sergeclimax69007
    • 12 février 2011 à 20:16
    Ah mais non pardon, je répondais seulement en cas de forte frustration sinon ma foi ça va!

    Je ne répondrais pas comme SO, exactement, mais dans le voisinage de ce qu'elle exprime : les manque tactile, corporel, sехuеl poussent à hurler, mais je vous assure que ce n'est pas une longue déploration, quand bien même ces privations -qui durent- mettent à rude épreuve ; et que "ça aille" par ailleurs, ma foi... bof... un "bof" que je tempère aussitôt en n'ayant pas le sentiment d'une catastrophe intérieure insurmontable et définitive !!!
  • sergeclimax69007 Membre suprême
    sergeclimax69007
    • 12 février 2011 à 21:10
    --- Finalement, à lire la plupart des réactions, que de conformismes : surtout ne pas dire ce qui blesse quotidiennement, ce qui manque, le manque de corps à corps, car "ça attriste", "ça fout le cafard ou presque", et puis "pourquoi se lamenter", "ça ne sert à rien" [je suis en total désaccord avec le fait que ne pas exprimer son malaise et le rentrer en soi servirait à quelque chose, si ce n'est à poser un bâillon encore plus solide !], et "par ailleurs la vie est tellement courte", donc "pourquoi se lamenter".

    Tout sauf la confrontation au manque et à son expression.
    Que serait-ce si j'avais lâché la bride à un texte vraiment cafardeux !

    Sauve qui peut devant l'expression de ce qui ne va pas : c'est le mot d'ordre quasiment général !!!

    Comme ceci est d'époque : il n'y a plus de "déprimés" mais des gens qui ont des "troubles de l'humeur", par exemple.
  • sergeclimax69007 Membre suprême
    sergeclimax69007
    • 12 février 2011 à 21:35
    --- Finalement, à lire la plupart des réactions, que de conformismes : surtout ne pas dire ce qui blesse quotidiennement, ce qui manque, le manque de corps à corps, car "ça attriste", "ça fout le cafard ou presque", et puis "pourquoi se lamenter", "ça ne sert à rien" [je suis en total désaccord avec le fait que ne pas exprimer son malaise et le rentrer en soi servirait à quelque chose, si ce n'est à poser un bâillon encore plus solide !], et "par ailleurs la vie est tellement courte", donc "pourquoi se lamenter".

    Tout sauf la confrontation au manque et à son expression.
    Que serait-ce si j'avais lâché la bride à un texte vraiment cafardeux !

    Sauve qui peut devant l'expression de ce qui ne va pas : c'est le mot d'ordre quasiment général !!!

    Comme ceci est d'époque : il n'y a plus de "déprimés" mais des gens qui ont des "troubles de l'humeur", par exemple.

    Plutôt que de conformismes, il me semble plus juste -à me relire- de ne pas taxer ce recul devant l'expression du malaise de mouvement moutonnier (conformisme) mais d'une crainte devant la plainte (ici fort minime) qui pourrait contaminer, d'un recul devant le fait de considérer une solitude -la mienne- dans ses conséquences supportées quotidiennement (le manque et la privation sепsuеls et sensoriels), d'une forme d'impuissance à aider ne serait-ce que par une empathie qui est confondue avec la complicité et l'approbation donnée à ce qui paraît un gémissement.

    Le mot "conformisme" n'était pas adéquat.

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