Sujet de discussion : Je ne sais plus les matins gris
sergeclimax69007
Membre suprême
23 juillet 2014 à 20:29
Je ne sais plus les matins gris Se dissolvant sous tes paupières ; Mais j'en connais la symétrie Dans les brumes aux rues angulaires ;
Était-ce ainsi que, très sévère, S'adressait ton œil, entremis Les pluies rectilignes et solaires, L'obscure prière en semis ?
J'affirme encor mon sentiment Mais s'esquive ta ressemblance ; Tu es fantôme, іпtіmеment
Présent aux passagères errances ; Ta photo se fige au désert Et mes pleurs drus sont moins diserts.
Climax69007, le Mercredi 23 Juillet 2014.
wogelfrei
Membre élite
23 juillet 2014 à 22:12
Jeune homme sur mon cheval noir, parcouru par la nuit au galop. Bruissement de tous les feuillages. Аvаlé par l'ennui, je recueille des larmes sucrées sur ses joues. Maudit soit celui qui, placé dans son oeil, ose le désirer. Que ce soit moi dans cet oeil ! Je veux être soulevé par un immense bonheur, une pensée immense, une expérience fatale de la beauté. Quand tout redevient réalité, il faudrait vouloir renoncer aux projections рlапantes ; mais pour moi, qui suis vivant comme une pierre de ravin, je ne peux m'y résoudre.
sergeclimax69007
Membre suprême
23 juillet 2014 à 22:46
Les pierres tournoient dans les espaces, Elles émiettent le temps et le sang Des mortes galaxies, des surfaces Clignotant depuis le renversant
Avènement des heures et minutes ; Les pierres ondoient dans le blanchiment Des épaves du rêve et des chutes Dans les yeux étoilés, savamment
Ordonnant la splendeur de nos songes, Pour mieux les poignarder d'un stylet ; Et les réels auront des éponges
Étouffant le maigrelet filet - Parvenu jusque-là de l'obscur - De la rouge et іпtіmе blessure.
wogelfrei
Membre élite
23 juillet 2014 à 23:14
L'avenir suppose une avance, un futur à masquer, un manque inscrit dans la chair qui se repose. Toute la connaissance passe alors dans le mouvement, entre deux rangées de possibilités monumentales, empire décodé de la nuisance et du dégoût. L'homme futur oublie de naître. Il reste prisonnier d'un ventre qui le broie. Une image le frôle, puis une autre, horde aveuglante qui le respire et le situe dans l'imaginaire de la perte.
sergeclimax69007
Membre suprême
24 juillet 2014 à 01:37
L'avenir est une colère qui avorte ; L'avenir n'a pas lieu car le rien en cohorte Défile immensément, et me défie en sorte Que je reste collé à une abrupte porte ;
Me voici dévoyé du chemin lancinant Qui me lance un appel en me pétrifiant ; Comme les dés qui roulent, je deviens pétillant De la maladresse intacte du ruffian ;
Et je roule ma bosse sur des chemins, des creux Absorbant la vapeur de mon effort peureux ; L'image in-falsifiée des métaux valeureux
Est un autel solaire depuis longtemps perdu ; Tout comme un vibrion tout au fond descendu, J'espère une ténèbre pour être enfin rendu.
wogelfrei
Membre élite
24 juillet 2014 à 14:07
Ce n'est pas reculer, partir. C'est visiter l'absurde reflet de tout ce que je quitte, avec la satisfaction de ruiner mes епvіеs. A force de rêver, je fais réapparaître le jour et ses régions incontrôlées. Je ne suis pas l'exclu d'une société disjointe. Je me perds. Je me fends, vieux d'être habituel. Mon action est séquence d'événements activés dans l'oubli. Je veux bousculer la vie dans la réalité brute où je me reconnais vіегgе de connaissance. Je ne suis le fils d'aucun père. Nul ne reconstruit le temple de mes trois jours ou la sainte famille mécanique, dont la mémoire est étrangeté. Tout fut inventé pour le petit bonheur d'un couple, dans une vigne obscure, accrochée au versant improbable des visions. La volonté de vivre s'est trompée d'étable.
cactus_sss
Membre suprême
24 juillet 2014 à 14:28
ZzzzZZZzzzZZ
wogelfrei
Membre élite
24 juillet 2014 à 16:03
Va dormir à la star"ac !
cactus_sss
Membre suprême
24 juillet 2014 à 16:09
A quoi ?
Nan mais j'adore m'endormir en lisant...
sergeclimax69007
Membre suprême
24 juillet 2014 à 21:34
De mon visage, j'ai essuyé les rêves, au matin ; il y avait des trainées de bave d'escargot au coin de mes paupières, car le rêve - pour être atemporel - est une hâte millimétгіԛuе. J'ai absorbé des goulées d'air, des parfums et des odeurs, anciennement venues et disparues, j'ai regardé au petit bonheur la chance un cri d'oiseau pétrifié, et c'était Icare qui plongeait depuis le ciel pour le premier accident d'avion universel, j'ai bâillé et j'ai tourné les mains dans mes poches, pour saisir au passage les belles figures d'autrefois toujours présentes, non pour les thésauriser, mais pour les souffler comme des bulles de savon iridescentes depuis les paumes de mes mains. Pour une fois, je savais quoi faire de ces ustensiles qui nous embarrassent.