Tu sais, je crois que revenir à ce message ne va pas atténuer pour autant ta peine. Les mots ne soulagent pas tous les maux, néanmoins, je ne peux guère faire plus et tu m'en vois désolée. Grapille donc tiens, moi aussi j'y viendrai grapiller...
cody
Membre élite
20 janvier 2011 à 09:58
Je ne sais s'il s'agit de générosité ou d'empathie dont il s'agit, les deux sont certainement liés, mais tu es un écorché vif, une plaie ouverte, et cela touche (moi en tous cas, et So aussi visiblement). Elle est certainement de meilleur conseil que moi, qui ai parfois (souvent, il faut être honnête) du mal à appréhender la totalité de tes écrits, mais je m'accroche , assurément parce que tes écrits font parti des mieux tournés depuis que je suis sur le site, j'aime à faire l'effort de te lire, pour une fois que je fais un effort de compréhension et non de déchiffrage...
bakanek
Membre confirmé
21 janvier 2011 à 01:41
Moi aussi j’ai lu, je ne suis guère de temps à autre ici (n’ai guère jamais été) que pour ça. Pas répondu, non parce que je ne comprends pas, ou ne me sens pas concerné par cette voix, et je suis vacciné, moi aussi, de vaticiner dans les cornemuses ; mais ça me parle. Je ne pense pas qu’une once, qu’une ombre de sympathie change grand-chose, mais le contraire non plus, je sors quand même de ma réserve d’indien cosaque. Je comprends, car si je suis pour ma part de tarte à la crème moi aussi moins érudit que toi et moins vivace d’esprit, et je ne m’en plains pas car nos facilités sont aussi quelque part des handicaps, je ne pense pas être de construction moins difficile que toi, voire plus difficile à ma façon constructive. Bref ! tout ce que je crois savoir, c’est qu’il n’est qu’un maître mot, qui n’est pas déchaussement de soi : l’ajustement. Et une seule valeur cardinale, dans ce parcours désorienté : la simplicité. Celle-ci peut être grosse de ce que nous sommes sans perdre une goutte dans cette contention, plus saine que l’autre. Je ne dénie pas ici, au contraire, les vertus dépuratives de l’expression, et ce désir d’être un volcan, pour faire passer son feu dans une cheminée de papier. Je crois juste, avouons-le, moi je le fais, que toutes nos montagnes de nous n’aspirent qu’à disparaître, un peu, en faîte, derrière une fleur simple. Je me permets de dire ça, car ce désir d’être un volcan, j’en ai moi aussi trop allumé mon cigare. Alors a contrario, vient le désir de simplifier son équation, celles des autres semblent si solubles, pourquoi échapperions-nous à cette solubilité, et de faire rentrer le feu sous la terre. Alors l’herbe ose de nouveau y pousser, voire y invente racine. Ce que je dis là est sans intérêt, telluriquement hors je. Que n’en reste, qu’une étincelle sympathe. Je retourne dans ma réserve d’indien sélène.