Sujet de discussion : Les corps avaient la teinte du limon - Suite
sergeclimax69007
Membre suprême
4 janvier 2015 à 20:18
Les corps avaient la teinte du limon - Suite
Vos corps étaient souples ainsi que les palmiers Et vous penchiez vos corolles ainsi que des fruits.
Vos barques légères abordaient les grands oiseaux Que les souffles des vents poussaient comme des rêves.
Vos rires palpitaient comme l'ombre en été, Et, votre harpon jeune était par le groupe instruit.
Les voix se dissipaient ainsi que les roseaux Apprennent à déployer l'amour sans qu'il s’ébrèche.
Vos rangs étaient des vagues apportant l'amitié Dans votre пuԁіté colorée par la nuit.
Vera Cruz était créée et les milliers d'oiseaux Emplissaient les silences... Que nos cœurs se dessèchent !
Par vos labrets et tatouages apprêtés Se couvrait votre humanité de Paradis.
Mais Cabral conférait, il fichait le poteau Prenant possession pour le roi et quelque évêque.
Pêro Vaz de Caminha a laissé la lettre Inscrivant dans l'esprit votre singulier être.
Votre souffle est la poudre d'or et d'argent qui luit Dans les reflets des mots : le génocide a tué Les grands plumiers d'oiseaux, vos roucoulements d'eaux, Il demeure la taupe de l'histoire qui bêche.
Climax, le Dimanche 4 Janvier 2015.
sergeclimax69007
Membre suprême
5 janvier 2015 à 00:38
Vos âmes étaient comme des palmes, Emportées par les souffles des vents, Et votre ardeur à faire l'amour Ignorait la concupiscence ; Vous étiez des feux dans les flammes, Vos peaux de rouge incandescent, Vos langueurs au lever du jour Étaient votre longue science ; Incompréhensibles aux moines, Vous traçait la plume en argent, Les traits ne donnent aucun secours, Faces effacées dans les consciences.
Climax, le Lundi 5 Janvier 2015.
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