Sujet de discussion : Les nuances oubliées des yeux
sergeclimax69007
Membre suprême
3 juin 2015 à 00:17
Les nuances oubliées des yeux Ne trouvent aucun rappel dans le ciel ; Au souvenir fautif et oublieux, Le secours demandé est artificiel.
Tu aurais beau tracer les sillages aux creux Des océans verdâtres enflés de sel et de fiel, Ce qui remplacerait les ondoiements et les adieux De la vie arc-en-ciel est à peine un rien circonstanciel.
Mais parmi les luisances exténuées et vagabondes, Dans les éclipses et les dissolutions des mondes Parfois vient s'évoquer la lueur d'autrefois,
Le ton particulier, le je-ne-sais-quoi, Le motif de l'amour, son apparente Justification, mon amarante.
Ainsi l'amour est injurieux, Un rien mêlé de nos adieux, Un bref éclair parcimonieux, Un attachement oublieux.
Et, pourtant, de ces yeux possédé pleinement J'ai possédé et le luxe et le serment ; Ils étaient les mondes et mon рlапisphère, Dans le ciel la hauteur plénière.
J'ai scruté les nuances en vain, Je n'avais plus que la main Pour tracer ton visage Et défier l'âge.
Mon ami, mon secours, Mon voyageur au long cours, Mon homme élucidant le monde,
J'ai récusé le temps et sa ronde, J'ai refusé l'instant, l'écoulement, Et j'entraperçois cet inachèvement.
Faut-il être oublieux, consumer des adieux, Le souvenir vidé, les yeux pris dans les feux, Un hiver consommé, un moment capricieux ? Le temps est démembré, le hasard fait ses jeux !
Climax79007, le Mercredi 3 Juin 2015.
Climax69007, le Mercredi 3 Juin 2015.
sergeclimax69007
Membre suprême
3 juin 2015 à 00:32
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pourunbeaumec
Membre élite
3 juin 2015 à 01:40
Oulala que c'est triste heureusement qu'il va faire beau cette semaine ah non non mais il n'y a rien à redire climax ton texte est très bien construit! je t'en prie
sergeclimax69007
Membre suprême
3 juin 2015 à 01:51
Bonjour, Pourunbeaumec,
Rien à dire sur la forme ? Sur le fait de faire croître ou décroître le nombre des syllabes de vers en vers, avec deux envois, un quatrain en octosyllabes, un quatrain en alexandrins ? Cela ne produit aucun effet ? Un avis là-dessus pourrait être aidant, vraiment.
Bon, au moins la tonalité triste a été perçue, c'est déjà ça.
Merci !
wrongchoice
Membre expérimenté
3 juin 2015 à 04:00
Personnellement, la forme d'un poème me marque davantage quand il y a une certaine régularité.
Tu as certes placé 2 beaux quatrains (un avec des octosyllabes et l'autre avec des alexandrins) et je t'en félicite mais on ne peut pas en dire autant de tes autres tercets et quatrains.
D'ailleurs, il suffit de constater que certains vers prennent davantage de place que d'autres pour se douter que tes autres tercets et quatrains sont loin d'être isométгіԛuеs.
Après, certaines personnes aiment sans doute les variations.
Quant aux rimes, je pourrais faire une remarque similaire étant donné que tu as placé des rimes croisées seulement au début pour terminer avec des rimes suivies.
cactus_sss
Membre suprême
3 juin 2015 à 11:08
Oh pitaingue, t'en connais des choses sur la poésie, Wiwi ! ...
sergeclimax69007
Membre suprême
3 juin 2015 à 14:30
Bonjour, Auron, et merci !!!
Ma foi, Auron, si je te comprends bien, le principe de régularité l'emporte, que je le veuille ou non, et il est vrai que se sont imposées des rimes plates pour le deuxième sonnet.
Ce n'est pas moi qui te contredirai : - l'escalade ou la désescalade se fait en ajoutant ou retranchant, régulièrement, un pied ; - les deux quatrains isométгіԛuеs insistent sur les pieds auxquels les variations aboutissent presque.
Ceci dit, il y a matière à révision, par ailleurs.
wrongchoice
Membre expérimenté
3 juin 2015 à 15:46
Après, ce n'est qu'une histoire de préférence.
J'ai toujours préféré des poèmes courts 3-4 quatrains isométгіԛuеs maximum (comme les 2 que tu as joliment réalisés) avec des rimes suivies ou embrassées. ("ou" exclusif)
lessismore
Membre suprême
3 juin 2015 à 17:02
Voila un poème très bien construit:
sergeclimax69007
Membre suprême
3 juin 2015 à 17:05
C'est vrai, Auron, que la forme que tu affectionnes, je la pratique peu, mais je discerne ses qualités : brièveté, résumé, pas de fioritures (le sonnet oblige à un sommet pour la conclusion) ; massivité, solidité.
Après tout, pourquoi pas ? TU m'ouvres des horizons ! C'est gentil.