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Merveilles des Bibliothèques Virtuelles

Sujet de discussion : Merveilles des Bibliothèques Virtuelles
  • sergeclimax69007 Membre suprême
    sergeclimax69007
    • 6 octobre 2011 à 14:27
    Bien des bibliothèques virtuelles existent, actuellement, et s'enrichissent de documents, qui - autrement - ne seraient pas accessibles.

    Pour les bibliophiles, il peut y avoir un petit serrement de cœur, puisque la matérialité de l'objet-livre et sa présence sensible s'esquivent, et que la tendance à la dématérialisation, que l'on observe, ne va pas forcément dans le sens de la démocratisation des savoirs, d'un meilleur accès aux connaissances, et que - pour finir avec les objections préalables - les humains peuvent se perdre dans ce manque de coordonnées sensibles, tangibles, et devenir flottants dans un monde d'artefacts flous en dehors d'un temps commun et partagé.

    Il n'empêche que Gallica (qui est la bibliothèque virtuelle liée à la Bibliothèque Nationale de France) ainsi que www.archive.org - le projet Gutenberg étant moins abouti - vous mettent en ligne, tenez, les premières éditions de François Villon ; les merveilleux travaux des critiques littéraires du dix-neuvième et du vingtième siècles ; les chansonniers du XIIIe siècle qui nous ont conservé les chansons des tгоubadours de langue occitane ; le cours de thermodynamique de Henri Poincaré, etc.

    J'en suis tout ébaubi, alléсhé, ému.
    Et je vais de découverte en découverte.

    Dernier exemple : pouvoir lire "Salomé" d'Oscar Wilde, avec les illustrations du grand dessinateur Bearsdley, alors que les exemplaires de cet ouvrage, dans le commerce du livre ancien, sont couramment vепԁus mille cinq cents euros à deux mille euros, est un bonheur ineffable.

    Pouvoir lire, grâce à la Bibliothèque Nationale du Portugal, les premières éditions de Camoens ou celles du Padre Antonio Vieira - les mаîtгеs de la langue portugaise, l'un pour la poésie, l'autre pour la prose - est aussi un grand régal.

    J'insiste sur le fait que ces bibliothèques mettent en ligne et permettent de télécharger gratuitement (sauf quand c'est Google qui a numérisé le document...) des œuvres littéraires, mais aussi des œuvres scientifiques, en physique, en chimie, en biologie, en astronomie, etc.

    Voilà, c'était le bonheur de ces dernières semaines !!!
  • itsinthewater Membre occasionnel
    itsinthewater
    • 6 octobre 2011 à 14:38
    Vu sous cet angle, je veux bien trouver un bien fait au net, mais rien ne remplacera le рlаіsіг du toucher de l'odorat
  • amourdalex Membre pionnier
    amourdalex
    • 6 octobre 2011 à 14:45
    Vu sous cet angle, je veux bien trouver un bien fait au net, mais rien ne remplacera le рlаіsіг du toucher de l'odorat

    d'accord à 100%
  • fifi37260 Membre pionnier
    fifi37260
    • 6 octobre 2011 à 14:53
    J'adore Oscar Wilde ( presque autant que Jean Genet ) mais je continuerai à tourner les pages et à m'enivrer de l'odeur du papier et tant pis pour les dessins
  • mina_von-kamizole Membre expérimenté
    mina_von-kamizole
    • 6 octobre 2011 à 15:14
    Comme dit précédemment, certes c'est intéressant d'avoir accès à des ouvrages d'éditions anciennes, mais ça ne remplacera pas la sensation d'avoir un livre entre les mains qui fait grandement partie du рlаіsіг de la lecture ^^'
  • asiat68 Membre émérite
    asiat68
    • 6 octobre 2011 à 16:15
    Il est vrai que les bibliothèques virtuellles nous ouvrent des possibilités infinies de lecture, la possibilité de voir des éditions rares et originales ! Jamais nous n'avons eu accès à autant d'ouvrages. Il est vrai aussi que tenir un livre entre ses mains est une sensation irremplaçable.
    Mais les deux se combinent très bien !
  • sergeclimax69007 Membre suprême
    sergeclimax69007
    • 6 octobre 2011 à 17:13
    Hélas, que vous dire, sinon que, eh oui,

    toucher le papier (il y en a de très diverses sortes),

    le sentir (et le papier de l'ancienne Union soviétique n'a pas la même senteur que le papier de chiffon français fait à la cuve qu'emploient encore certains éditeurs, ou que le papier d'un ouvrage du 19e siècle fait de papier vélin avant que ne se répande l'usage de la pâte à bois pour fabriquer le papier ou que le papier allemand du début du vingtième siècle),

    sentir entre ses mains un volume matériel,

    balayer des yeux les caractères d'une belle typographie (allez, un nom, les éditions Plein Chant, à Bassac... je cite, ce n'est pas une multinationale du livre, et justement, quelles merveilles !!!),

    tout cela ne se remplacera pas ; et, moi-même, je n'abandonnerai pas ce plaisir charnel, et voluptueux.

    NOUS SOMMES BIEN D'ACCORD !!!

    Je suis contre la dématérialisation des ressources documentaires ; je suis contre des bibliothèques qui ne seraient plus que virtuelles ; et j'y suis opposé aussi pour des raisons politiques, car le "virtuel", s'il permet de diffuser, permet aussi de contrôler, voire d'annihiler des pensées qui seraient contre, des hétérodoxies.

    Lorsque j'interroge "Gallica "avec le mot "Mazarinades", je me penche sur une période historique, la Fronde durant la minorité de Louis XIV et la Régence de sa mère assistée de Mazarin, période durant laquelle les libelles contre le Cardinal Mazarin (qui opprimait le peuple par une continuelle levée d'impôts pour alimenter les guerres à l'étranger) ont proliféré PHYSIQUEMENT, si bien que l’absolutisme royal a vacillé en France et presque connu sa fin, C'EST BIEN LE PAPIER qui a permis ces luttes et contre -attaques, affaires d'armées MAIS AUSSI de propagandes tournées "en vers burlesques".

    Donc : vive le papier imprimé ; vive le livre imprimé.

    Mais, ne boudez pas un рlаіsіг que vous n'auriez pas autrement : ces mazarinades, vous ne les verrez jamais que numérisées ; elles datent de 1649-1650.

    Ou un chansonnier provençal (un des cinq à nous avoir transmis les Тгоubadours), chansonnier du XIIIe siècle.

    Mais, ah, la senteur du papier... ça vous monte à la tête comme l'odeur de la peau de votre ami.
  • romantiquedu14 Membre élite
    romantiquedu14
    • 6 octobre 2011 à 17:37
    Je suis un ancien "Rat de Bibliothèque!!"...J'ai tellement lus de livres...
    Que j'en ai eu une overdose!!
    Alors non aux bibliothèques virtuels!!
  • sergeclimax69007 Membre suprême
    sergeclimax69007
    • 6 octobre 2011 à 18:16
    Je suis un ancien "Rat de Bibliothèque!!"...J'ai tellement lus de livres...
    Que j'en ai eu une overdose!!
    Alors non aux bibliothèques virtuels!!

    Ah ben, ça c'est net !!!


    Je peux comprendre, je peux ressentir - par affinité de désespoir ? - quel est le cheminement intérieur qui amène de l'exclusive et dévorante passion pour les livres, et du commerce (au sens que le mot a pour Montaigne) étouffant et par trop exclusif du reste de la vie ( au point que la lecture devient le rituel sacré qui maintient en vie) à ce rejet, définitif, abrupt, qui n'est qu'un sursaut de la vie, pour un ailleurs, pour un autre part, pour des "commerces" non différés et plus humains, pour davantage de concret & d'immédiat.



    --- Par rapport à ce que je "disais" plus haut (ou lançais à des inconnus, en me formant d'eux l'image qu'ils peuvent être des interlocuteurs ?),

    j’ajouterai que le facteur de l'argent n'est pas des moindres.


    ---- Exemple : passionné de Joachim Du Bellay (pas celui que votre manuel de littérature a statufié en théoricien de "La Pléiade", l'autre, le vivant, le sensible, celui qui toujours évoquera en moi des sentiments de tristesse, de joie et de l'admiration devant cette "prose en vers" qui paraît couler de source et n’appartient qu'à lui),

    je constate que les éditions les meilleures, en trois volumes chez Honoré Champion, avec appareil critique - de plus bien imprimées, bien encollées, reliées et avec des cahiers cousus - coûtent soixante euros le volume.

    Cela les vaut : le travail critique est très novateur !!! Introductions et commentaires on ne peut plus intelligents et sensibles.

    Eh bien, EN ATTENDANT DE GAGNER AU LOTO, j'aurai eu le рlаіsіг de télécharger d'anciennes éditions (les originales, plus celles à appareil critique), tombées dans le domaine public, pour le prix de mon abonnement internet (que nous fractionnerons en autant de téléchargements licites et délicieux).

    ----- De plus constatons que nos logements ne sont pas extensibles à l'infini ; voilà une raison qui n'est pas négligeable.

    Un des éléments du principe de réalité !!!

    --- Fadas et Farfadets du Livre, je vous souhaite le bonsoir, et je repasserai demain... ou alors tard dans la soirée de ce jour-ci, jeudi six octobre 2011.
  • sergeclimax69007 Membre suprême
    sergeclimax69007
    • 6 octobre 2011 à 18:35
    -- Autre chose :

    Pour ceux qui ne connaîtraient pas,

    il existe POUR LES REVUES ET LES PÉRIODIQUES

    CAIRN [oui, comme le nom du tas de cailloux en gaélique et en breton]

    qui permet de consulter en ligne des articles,

    et d'en télécharger sous divers formats !

    Gratuitement &

    tous les champs de la connaissance sont couverts !!!

    Vous pouvez télécharger (selon les revues) des articles plus ou poins récents :

    Il est très commun de pouvoir télécharger des articles (mais aussi, j'y pense, des contributions à des livres collectifs) qui datent d'un an ou deux années, avec une remontée dans le temps fort importante !

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