Un énarque fraîchement émoulu passe quelques jours de vacances dans les Pyrénées avec sa petite famille. Au cours d'une longue marche en montagne, il rencontre un berger qui garde son troupeau de moutons. Intrigué, il va à sa rencontre et lui demande : "Bonjour mon brave, vous avez la un magnifique troupeau, dites moi, si je devine à deux têtes près le nombre de moutons que vous surveillez, est ce que vous m'en donneriez un ??" Le berger, un peu surpris mais joueur lui répond : "Ben mon gars, alors pourquoi pas !? A deux têtes près ? Pari tenu" Voici donc notre énarque qui entreprend des calculs de surface avec un ration de moutons au mètre carré multiplié par la pente approximative sur laquelle les bêtes broutent tranquillement. Après un certain temps de réflexion, il lui dit : "Vous avez ici 248 moutons en pâture !!" "Pas mal mon gars, répond le berger vous êtes fort vous !! Il y a 246 moutons dans le vallon. Vous avez gagné, vous pouvez en prendre un avec vous" Tout fier de lui, le haut fonctionnaire choisi un animal dans le troupeau et s'apprête à rejoindre sa famille lorsque le berger l'interpelle : "Hé mon gars !? Si je devine les études que tu as faites, tu me le redonnes mon bestiau ?" Surpris à son tour mais joueur également, il accepte. "Alors je vais te dire, mon gars. Toi tu as fait des sacrées bonnes études? J'dirais même les grandes études de l'administration et que t'es surement sorti major de ta promotion !!" Flatté et pas peu fier, il lui rétorque : "En effet mon brave, major de le dernière promotion de l'ENA. Mais comment avez vous donc deviné ?" tout en relâchant l'animal. "Ha ben ça c'est facile lui lance le berger, la bête que t' avais choisi, c'était pas un mouton, c'était mon chien"
metal
Membre émérite
20 octobre 2014 à 19:06
Bonsoir Textoo, ahhhhh la vache, tu me rends jaloux. La montagne avec les animaux !! la tranquillité des déplacements des bovins m'a toujours étonné, ils sont lourds, placides et pourtant capable d'énergie sur la longueur du temps. Veinard, montagne, voile et quoi encore ?? et bien profites bien de ces moments. voilà ce que je te souhaite
metal
Membre émérite
20 octobre 2014 à 19:14
Sacré Diablis !! ben ENA n'est pas non plus l'école nationale agriculture. Des fois on peut faire confusion quand à l'odeur c'est kiff kiff
metal
Membre émérite
20 octobre 2014 à 19:16
avez vous déjà eu епvіе d'aller un peu plus loin que la limite de votre mental ?
Non, car je n'ai aucune limite.
Je crois bien que tu es capable d'aller au delà des limites de ton mental pour jouer non stop "a long time"
textoo
Légende urbaine
20 octobre 2014 à 19:16
Veinard, montagne, voile et quoi encore ?? et bien profites bien de ces moments. voilà ce que je te souhaite
Grave ! merci
greenary
Membre élite
20 octobre 2014 à 20:08
Veinard, montagne, voile et quoi encore ?? et bien profites bien de ces moments. voilà ce que je te souhaite
Grave ! merci
Tu pourrais peut être prendre des clichés et nous les montrer?
textoo
Légende urbaine
20 octobre 2014 à 20:23
Tu pourrais peut être prendre des clichés et nous les montrer?
A voir, je vais y penser, j'avais fais un sujet ici sur celle de l'an dernier, mais je le retrouve pas
nigivir
Membre élite
20 octobre 2014 à 20:36
Ouah, vos récits et projets sont impressionnants et intéressants!
Pour ma part, j'ai toujours plus ou moins marché, et même si à une époque, j'étais plutôt concentrée sur la distance minimale à réaliser (et oui, au bout de quelques heures, on sent bien cette transe qui fait que l'on ne s'arrête plus), il n'empêche que je ne suis pas spécialement sportive et, comme Dialbis, je privilégie plutôt la contemplation, voire même la flânerie.
Il m'arrive assez régulièrement de partir seule, et j'aime beaucoup marcher le long des fleuves et rivières. Cela m'inspire.
Je ne marche pratiquement jamais en montagne, j'ai du mal à organiser ma respiration, je ne sais trop comment expliquer ça. Toutefois, cela m'est arrivé dernièrement en Italie, c'était en février dernier. Il faisait beau et cette montagne dont le sommet était enneigé me tentait. Me voilà donc sur le sentier qui y mène. Au bout d'une heure, il y avait un peu de neige et cela glissait, mais pas trop. Au bout de deux heures, j'avais de la neige à mi-mollet, je commençais à ne plus voir le sentier, mais je suivais les traces. Au bout de trois heures, j'avais de la neige au genou et j'avais clairement l'impression de perdre pied (c'était le cas de le dire) avec la réalité. Il faisait très beau et je me dis que si le neige fondait derrière moi, je ne retrouverai pas le chemin. Il fallait me rendre à l'évidence: je ne pourrais pas parvenir au sommet, je n'étais pas équipée pour, je n'avais aucune connaissance de la montagne. Je perdais mes moyens. Et pourtant, il fallait que je continue. Je ne sais pas combien de temps cela a duré. A un moment je me suis effondrée dans la neige. Je ne sais plus combien de temps. Puis je me suis retournée -faut dire que je commençais à avoir froid- et là ... le miracle! Devant moi, un paysage sublime de montagne et vue sur le lac de Côme. J'ai pleuré les larmes de mоп согрs, je n'étais pas au sommet, mais presque! J'ai mangé un peu de provisions puis suis redescendue le cœur léger. J'ai mis 45 minutes à descendre ce que j'avais mis je ne sais combien d'heures à monter ...
Voilà mon expérience concernant "la limite du mental".
Bonne route à vous!
textoo
Légende urbaine
20 octobre 2014 à 20:39
Belle aventure !
metal
Membre émérite
20 octobre 2014 à 20:47
Bonsoir Hasbeen, bien raconté, dans ces moments là, ont se sent bien. Bien sur que la contemplation est agréable aussi, à chaque moment ses рlаіsігs. La marche autorise aussi et pleinement la contemplation active