Connexion :

Où va t-on ? (page 3)

Sujet de discussion : Où va t-on ?
  • gerarbouchar Membre habitué
    gerarbouchar
    • 30 juillet 2012 à 21:25
    L'âme des internautes est impure. Mais l'immense majorité des humains est comme cela et vous ne pourrez rien y faire. Pourquoi les gens s'ammoncellent pour regarder voire prendre des photos, lorsqu'il y a eu un accident sanglant sur la voie publique ? Pourquoi aiment-t-ils les films violents ? Pourquoi dans des temps plus obscurs les foules venaient admirer les condamnés se faire dépecer vivants en place publique ? Pourquoi un bus entier de pompiers bourrés regarde sans rien faire une jeune recrue se faire vіоlег ? C'est de la curiosité mal placée, et cela fait, hélas, partie de l'humanité.

    Nos charmantes petites têtes blondes, qui n'ont pas encore été corrompues par cette vile société, s'amusent aussi non pas à la barbarie, mais au récit de ce type d'aventures.
    Allez voir les forums pour enfants, sur JV.com pour ne citer que celui-là, et comptez le nombre de sujets du type "J'ai піԛué ma frangine" ou en traduction littérale "JAY Z+V MA SEURE (NO FAKE)" qui paraissent chaque jour.

    Je pense que le fапtаsmе exprimé ne doit pas être confondu avec des faits réels. Le tabou n'évite pas le passage à l'acte.
  • arabina Membre confirmé
    arabina
    • 31 juillet 2012 à 00:41
    Bonjour, Arabina, tu es sans doute tombé sur un partie du site réservé aux histoire plus ou moins éгоtіԛuеs. Tu savais où tu allais, et il s'agit de récits.
    Je pense qu'il faut voir dans ces récits non pas des fапtаsmеs à réaliser mais le jeu de l'écriture. S'il fallait censurer tout ce qui ne sort un peu de la droite ligne, on ne s'en sortirait pas.
    Je ne suis pas fan de ce genre de récits pseudo-éгоtіԛuеs, et je laisse les contributeurs de ces sites perdre leur temps à mettre par écrit ces histoires pas toujours bien rédigées.
    Par contre, on m'a offert quand j'avais environ 10 ans un livre intitulé "Mythes et Légendes de la Grèce Antique", livre qui reprenait les différentes grandes légendes grecques.
    C'était plutot gratiné : іпсеstе et meurtre du père (Oedipe), zоорhіlіе (Pasiphae), cannibalisme (Clytemnestre), infanticide (Clytemnestre encore, Tantale), ԁгоguе (Circée), infidélité (Pâris et Hélène), meurtres en tous genres.
    J'ai dévoré ce livre.... et je n'en ai pas été traumatisé pour autant.
    Nous avons notre raison pour faire la part des choses entre un récit et la réalité des choses.
    Ces récits sont choquants ? peut-être pour certains. Il suffit de passer au suivant. Mais je me méfie beaucoup de quelque censure que ce soit.
    Encore une fois, l'exemple nous a été donné par nos grands écrivains classiques....

    Les récits tirés des grands classiques, si tu y est accoutumé, tu dois savoir qu'il sont parcourus de symbolisme et personnification dans un but, le plus souvent, moralisateur. Rien à voir avec les récits éгоtіԛuеs mettant en scène des membres de la même famille. Dans les récits que je citais, il s'agit comme tu l'as toi même dit, de récits éгоtіԛuеs. Les commentaires étaient parlants : les gens étaient clairement là pour fапtаsmег. La comparaison n'est pas réellement pertinente.
    Tu es contre la censure, dans un but très certainement de "liberté". Or, le libéralisme est parfois destructeur, quand on voit dans une moindre mesure, ce que nous pondent certains individus. En effet, ce qui me choque, c'est la banalisation de ce genre d'histoires.
  • arabina Membre confirmé
    arabina
    • 31 juillet 2012 à 00:44
    C'st vrai que l іпсеstе c est dégueu ! mais cela existes entre freres ou soeurs , des mariages existent et si l on écoutes la vie romaine c 'étais courant ! et que dire de l'époque moyenageuse !!! (la reine margot) l italie des borgia etai aussi plutot salace ! ! faut pas ce voiler la face et jouer les effarouchées (es) sa existent et existeras toujours!

    Dire que ça existe, c'est une chose. Merci de me l'apprendre. Ce qui me choque, je me répète, c'est leur banalisation. C'est dingue comme le libéralisme peut rendre les gens aveugles, avec des discours individualistes et sentimentalistes insignifiants du genre "ils font ce qu'ils veulent".
  • arabina Membre confirmé
    arabina
    • 31 juillet 2012 à 00:47
    @arabina : je suis modérateur sur un forum уаоі et hélas, une section d'écriture referme des textes mettant en scène des relations sехuеllеs entre membres de même famille.

    Le pire est que certains membres aiment et en redemandent. Même si le fond reste la plupart du temps, du manga, le thème est bel et bien là.

    Sur des sites populaires, des textes y sont également présents mais pour faire entendre raisons aux administrateurs, vachement durs quoi u_u

    Après l'іпсеstе, quoi d'autres sera banalisé ? Le vіоl ?

    +1
  • gerarbouchar Membre habitué
    gerarbouchar
    • 31 juillet 2012 à 00:59
    Quel est le rapport avec le libéralisme, qui est une doctrine économique ? Tu veux sans doute parler de la liberté d'expression et du partage culturel sur internet.
  • ulysse21b Membre occasionnel
    ulysse21b
    • 31 juillet 2012 à 13:54
    L'іпсеstе, la zоорhіlіе, la рéԁорhіlіе, le vіоl tombent sous le coup de la loi. Et c'est tant mieux.Ne me fais pas dire ce que je n'ai pas dit, Arabina.

    Les fапtаsmеs, non. Et c'est tant mieux aussi. Sinon, les cars de police seraient à la porte des cabinets des psys.
    Une de mes tantes nous a avoué dimanche matin au petit dejeuner qu'elle avait rêvé qu'elle couchait avec Sarkozy. Eclat de rire général autour de la table. Parce que nous avons pris cela pour ce que c'était.
    C'était une petite annecdote perso.

    Je ne te demande pas le contenu de tes rêves, car cela ne me regarde pas, mais si tu y reflechis, qu'y trouves-tu ? Que des histoires bien construites et politiquement correctes ?
    Je sais, de là à les mettre sur le net, il y a un pas énorme.

    Ceci étant dit, les fictions éгоtіԛuеs, Arabina, ont toujours existé. Elles étaient reservé auparavant à une certaine "élite" qui se les passaient sous le manteau.
    Et se sont démocratisées. Le Marquis de Sade a été en vente pendant des années à France Loisirs, et se trouvait dans chaque bibliothèque municipale de grande ville. Il y avait d'ailleurs, à la fin de chaque chapitre du fameux "Justine", deux ou trois pages de reflexions très morales et politiquement correctes. Comme quoi.

    Internet a ouvert encore plus grand la porte. Il est possible désormais à chacun de poster ses propres fапtаsmеs et de lire ceux des autres.

    Le risque est grand que certains prennent cela pour de l'argent comptant, c'est vrai. Mais pour moi, la meilleure réponse que la société puisse faire est le développement de la culture, l'enseignement de la philosophie, l'épanouissement personnel, l'apprentissage des discussions en famille, la reconnaissance de la psychanalyse, plutôt que la censure et la répression. C'est un travail de longue haleine, je sais. Mais c'est aussi nous tirer vers le haut.

    N'oublions pas que, même s'ils n'oseront jamais nous l'avouer, pour un nombre considérable d'hétéros, nos amours sont "dégueus". Quelque soit notre manière de les vivre.
    Et je ne souhaite pas qu'un jour, parce que l'un de ces hétéros est arrivé aux commandes, on nous interdise de vivre ces amours-là et de nous exprimer, parce que lui et son équipe trouvent cela "dégueu", avec l'assentiment d'une grande partie de la population.
  • sergeclimax69007 Membre suprême
    sergeclimax69007
    • 31 juillet 2012 à 18:02
    "Les récits tirés des grands classiques, si tu y est accoutumé, tu dois savoir qu'il sont parcourus de symbolisme et personnification dans un but, le plus souvent, moralisateur. Rien à voir avec les récits éгоtіԛuеs mettant en scène des membres de la même famille. Dans les récits que je citais, il s'agit comme tu l'as toi même dit, de récits éгоtіԛuеs. Les commentaires étaient parlants : les gens étaient clairement là pour fапtаsmег. La comparaison n'est pas réellement pertinente.
    Tu es contre la censure, dans un but très certainement de "liberté". Or, le libéralisme est parfois destructeur, quand on voit dans une moindre mesure, ce que nous pondent certains individus. En effet, ce qui me choque, c'est la banalisation de ce genre d'histoires." (Citation d'Arabina)



    ---- Une erreur à relever d'abord : non, les grands récits de l'Antiquité Grecque n'avait pas de but moralisateur, et certainement pas "le plus souvent" ; ils avaient pour but premier de représenter au quidam grec les faits - très torturés, pleins de traits humains, pleins d'іпсеstе, de zоорhіlіе (Zeus en taureau, en cygne, ...), de disputes, de batailles, de fureurs, de beuveries - de leurs dieux et de leurs héros.

    S'il y a un peuple qui ne croyait pas au rôle normatif de ses récits fondateurs, mythiques et légendaires, c'est bien le peuple de l'ancienne Grèce, au point que Platon n'admettait pas dans sa cité idéale (telle qu'elle apparaît dans "Les Lois") les poètes, pour cause d'imagination attribuant au divin des actions ne le flattant guère.

    Ni "L'Iliade", ni "L'Odyssée", ni "La Théogonie" d'Hésiode, ni les tragédies grecques n'avaient pour but de faire la police de la pensée : les poèmes homériques ont éduqué la Grèce, sans la normaliser ; les tragédies montraient combien les hommes en Ьutte à des actes leur échappant, à une destinée les poursuivant, à des fautes les accablant, s'en tiraient, soit face aux dieux, soit face à des juges plus humains (et Œdipe fut relaxé à la fin, comme victime d'un obscur destin implacable, et même inhumé en un lieu où il servirait d’intercesseur pour les humains).

    --- Le fапtаsmе fait partie intégrante de l'être humain : cela fait partie de sa constitution psychique ; le fапtаsmе est - souvent - cru, cruel, entier, violent, sans limite ; c'est une construction psychique qui peut trouver un débouché dans des récits ; et ces récits - pour cru et cruels qu'ils soient - ne sont pas équivalents à des actes réels !!!

    Oui, les enfants fапtаsmеnt, comme le rappelle avec pertinence et en sachant distinguer l'imaginaire du réel commun Gerarbouchar, qui écrit un texte d'une grande justesse !!! Et pas qu'un peu !!! Et pas seulement eux : nous tous !!!

    ---- Croire tout produit de l'immense réservoir de l'imaginaire susceptible de mesures de police (j'en reviens au premier texte où Arabina dit qu'elle internerait les auteurs des récits qu'elle juge abjects) est le fruit d'une confusion entre imaginaire et réel commun ; et lorsque l'on ne veut pas faire cette distinction capitale, comme c'est le cas d'Arabina, l'on devient partisan de la police pour tout, partout, pour les pensées, les écrits, les faits, les gestes, et le reste.

    Et quand bien même ces textes seraient médiocres, répétitifs, du fait qu'il sont couchés sur le papier, ils viennent réaliser fantasmatiquement - dans et par l'écriture - des actes, qui écrits ne sont susceptibles d'aucune condamnation légale, alors que l'іпсеstе, la torture, etc.. dans le monde du réel commun (différent du monde du réel fantasmatique et imaginaire) tombent sous le coup de la loi pénale, à juste titre.

    Eh bien, la police n'a pas à s'introduire dans l'imaginaire ; la police n'est pas un Dieu omniscient et omnipotent ; laissons Dieu, omniscient et omnipotent bien au-delà de nous, s'il nous plaît d'y croire. Laissons Dieu et ses suprêmes vertus dans leur outre-monde et restons entre humains, s'il vous plaît !!!
  • etiaw Membre élite
    etiaw
    • 31 juillet 2012 à 18:26
    Quel est le rapport avec le libéralisme, qui est une doctrine économique ? Tu veux sans doute parler de la liberté d'expression et du partage culturel sur internet.

    le libéralisme n'est pas qu'une doctrine économique.
    Dans le libéralisme, on inclut la doctrine de Smith: "Laissez passer les capitaux, laissez faire les hommes" L'Etat régule de manière impartiale.
    C'est donc une forme de libéralisme; mais on pourra toujours discuter de la morale et de l'éthique comme certains l'ont montré.
    Laisser faire les hommes ne limite pas l'action au seul monde économique!

    Et dans le cas de Smith, le libéralisme, c'est justement ce pourquoi la communauté LGBT se bat. Etre libre de nos choix dans le pays où l'on vit!
  • sergeclimax69007 Membre suprême
    sergeclimax69007
    • 1 août 2012 à 23:55
    A bien y réfléchir, Arabina, je conçois que tu sois choquée en tes désirs de décence, et que ta logique t’amène à vouloir l'enfermement des "coupables" "tordus" : c'est ta vision ; elle est implacable et intenable, et peu soucieuse du fait que les humains ne sont pas toute conscience, dirigés par des normes et avertis de ce qu'ils sont ; les humains s'échappent à eux-mêmes par les processus inconscients, dont la détermination n'est pas fatale mais bien au soubassement de nombre de nos actes et pensées.

    Une autre est d'assumer, comme chaque être humain, sa part de fапtаsmеs, cruels, hors normes, de ne pas les agir, d'oser les penser et même les écrire sans de suite les censurer, sans complaisance au sordide, mais aussi sans esprit malveillant envers soi-même et faisant un tout de la vie (rêvée, pensée, concrète, souhaitée, ...) pour venir juger ce qui justement échappe à l'ordre de la moralité (les fапtаsmеs et ce qui les manifeste, écrits ou récits ou simples images privées passant dans la tête).

    Donc, ce qui est en jeu est d'abord, me semble-t-il, comment l'on se représente les êtres humains, leur constitution psychosensorielle, et si on leur attribue un libre-arbitre absolu, les dégageant de toutes déterminations psychiques (leur échappant !!!), ou si l'on considère que la liberté intérieure se conquiert par la révélation (comme en photographie) des parts sombres et obscures de nous-mêmes pour que nous soyons davantage responsables de nous-mêmes et moins des marionnettes de déterminations inconscientes.

    Et je sais bien que là il y a, d'une part l'héritage de Baruch de Spinoza et de Sigmund Freud (et de toute la psychanalyse, kleinienne et post-kleinienne), et d'autre part l'héritage d'une pensée refusant toute réalité aux processus psychiques inconscients (la psychologie classique dérivée de Descartes, de Bergson) et vouant l'homme à se regarder dans une clarté éblouissante comme un tout continuellement présent à lui-même et devant répondre de ses actes (pensées, actes effectifs, rêves, fantaisies, fапtаsmеs, imaginations, ...) à un ensemble de prescriptions normatives appuyées le plus souvent sur la croyance en un Dieu.

    Cependant, ces deux héritages, ces deux traditions ne sont pas étanches l'une à l'autre, et je connais des croyants (par exemple le pasteur P✊🍑, qui fut un des premiers psychanalystes suisses, d'obédience strictement freudienne ou bien Françoise Dolto) qui ne se sentirent et ne se sentent pas diminués de savoir que bien des événements psychiques, en eux, se déroulant à leur insu, ne sont pas justiciables de la condamnation pénale, mais d'une connaissance, pour - je me répète - être davantage responsables d'eux-mêmes.

    Voilà, je souhaitais t'écrire cela, tout simplement, parce que ton sujet m'intéresse et parce que, s'il reste au simple stade du rejet pour toi, sans examiner pourquoi de tels fапtаsmеs s'expriment, à partir de quelles sources psychiques communes à tous les hommes (mâles ou femmes), il ne t'aurait fait que te lamenter sur une sempiternelle décadence générale.

    ET SI TU ENVISAGEAIS QUE NOUS NE SOMMES PAS, TOUS AUTANT QUE NOUS SOMMES, TOUTE CONSCIENCE ?
  • arabina Membre confirmé
    arabina
    • 3 août 2012 à 02:22
    Quel est le rapport avec le libéralisme, qui est une doctrine économique ? Tu veux sans doute parler de la liberté d'expression et du partage culturel sur internet.

    Le libéralisme n'est pas seulement économique, détrompez vous. C'est également une idéologie sociétale.

Pas encore inscrit ? Crée ton profil en quelques clics seulement !