C'est un sujet très intéressant que tu abordes là médiévale,
en effet, on ne peut jamais etre sur de ce qu'un inconnu dit sur internet.
Mais d'une façon générale, peut-on l'etre autant dans la réalité ?
C'est probablement plus difficile, mais pas impossible (surtout dans le cas de contact provisoire).
Cependant, je suppose que la fausse impression d'anonymat d'internet donne aux personnes qui "s'inventent" une vie un sentiment de sécurité et de confiance..qui leur permet de se livrer parfois de manière peu crédible, le but étant souvent de se distraire ou simplement d'attirer l'attention.
Mais ceci ne concerne que les individus qui racontent des bobards, les personnes qui elles ont vraiment vécus ses traumatismes sont dans une problématique totalement différente, pour elles, internet est une porte, un moyen de mettre des mots sur un maux, quand le fait d'en parler à quelqu'un de physiquement présent est impossible pour elles (afin par la suite d'en parler à des personnes de son entourage).
Dans ce cas-là, l'un des meilleurs moyens de se détacher d'un traumatisme
et de développer ce qu'on appelle un phénomène de résiliance: la personne réussit à dépasser son trauma, en se servant de ses propres ressources, voir à utiliser l'humour comme mécanisme de défense positif.
C'est l'issue la plus favorable puisqu'elle implique que la personne n'a pas de séquelles psychiques vis à vis de son traumatisme (qui n'est plus vraiment un traumatisme du coup, puisqu'un traumatisme ne se base non pas sur l'évènement lui-meme mais sur la manière dont l'individu vit l'évènement).
ps: j'allais oublié, il est tout aussi important de prendre en compte ce que ne dit pas la personne (les non-dits) que ce qu'elle consent à dire.
J'espère avoir aider à faire avancer le débat
