Fin de sitation
Belles paroles certes moi je n'aime que les actes, je ne suis pas un tueuse en serie, mais belle et bien un etre humain un peu d'autoritée me semble t-il n'est pas nefaste
Alors on doit tout accepter sur cette terre, parce qu'une personne du site a marquer que c'est inconcevable ce genre de chose.
La tolerance commence où et où est ce quelle se termine?
Le débat sur la peine de mort - heureusement - a eu lieu dans ce pays. Bien ou mal conduit, bien ou mal pensé, il a donné lieu à des échanges d'arguments et à des prises de positions. Il a donné lieu - aussi - à des vociférations et à des prédictions apocalyptiques, quant à l'explosion de la criminalité (qui n'a pas eu lieu).
La peine de mort est abolie, heureusement abolie : voilà un état de fait, dont je me réjouis, face à ces déferlantes haineuse.
J'aimerais savoir où, exactement, je suis censé avoir écrit : "Alors on doit tout accepter sur cette terre, parce qu'une personne du site a marqué que c'est inconcevable ce genre de choses." Par quelle crise soudaine de mégalomanie galopante, et où, ai-je proféré cette sottise selon laquelle "On doit tout accepter sur cette terre" et cette autre sottise "C'est inconcevable, ce genre de choses."
Dans un débat, un tant soit peu honnête, attribuer à son contradicteur des propos imaginaires relève du faux. Et, de plus, pour débattre, il faut avoir du respect pour les mots et la pensée. C'est une grande confusion que de confondre "l'autorité" et la peine de mort ; c'est surtout un modèle de société, qui se profile derrière, avec sa guillotine, pour faire peur, pour faire taire, pour donner du pouvoir à un État, réduit à ses fonctions répressives, tout le reste devant être privatisé dans la logique actuelle des gouvernements de toute l'Union européenne.
Ce que j'ai écrit précédemment - et j'en ai écrit, pour votre gouverne, et pas des trois lignes de haine carabinée - demeure écrit. Je ne vais pas les écrire de nouveau.
Il y a quand même - oui - des limites à ma tolérance : et ces limites appartiennent au vide sidéral des propos cités, qui m'attribuent des propos jamais soutenus & surtout parce qu'au mépris - réitéré par le début de la citation ci-dessus "Belles paroles certes, moi je n'aime que les actes (...)", la raison (la capacité de raisonner) n'a rien à opposer, sinon un silence interloqué.
Affirmer ses convictions avec hauteur et sarcasmes ; caricaturer ce qu'avance le contradicteur ; disqualifier la parole humaine, les mots qui - paraît-il - ne sont rien, ne sont que de "belles paroles", des tromperies illusoires, des souffles de voix rendent le débat impossible, stérile, vain, inutile, dérisoire.
Et, ce qui est plus grave, cette disqualification du lien humain qu'est la parole attaque la cohésion sociale, le liant social &, puisqu'il n'y a de valeur positive qu'au seul niveau des actes, elle favorise, de fait, une société atomisée, éclatée, où la rudesse, la violence, toute la brutalité non-verbale prennent le dessus et ne laissent de force qu'aux "arguments" frappants, et à l'assassinat.
Ici, il ne s'agit pas de prendre des postures de compassion, et par des glissades dangereuses d'arriver tout schuss, toute pensée court-circuitée à l'antienne préférée des partisans de la peine de mort sur les "tarés", langage fоuгге-tout, tellement sans vergogne pour qualifier ce qui moralement dérange & pour qualifier les personnes psychiquement troublées et malades. A ce niveau de langage, il n'y a pas de réplique : simplement la constatation d'un grand mépris pour les êtres humains.
Ensuite - et cela est bien différent des dames précédentes -, je n'argumenterai pas contre un désir de vengeance, à la suite de la mort d'un cousin assassiné : pourquoi irais-je contre ce désir de vengeance, qui fait partie du cours mental des choses ? Les faits sont décrits minutieusement, tels qu'une enquête a pu les établir, et cet assassinat-là est d'une violence très grande ; je constate que, d'une manière obsédante, celui qui a perdu son cousin a, précisément, en tête le déroulement de cette mort, qui doit lui capter une grande partie de son énergie, de son goût de vivre, de son être. Et il voudrait tuer les tueurs. Là s'arrête son pouvoir.
La justice, dans son essence-même, si elle traite bien des assassinats particuliers, n'a pas pour fonction de réaliser le désir de vengeance, le désir de sang des proches de la victime : sa fonction est de sanctionner et de protéger la société (encore faut-il que l'appareil judiciaire ne soit pas réduit à la misère pour pouvoir effectivement assumer ses missions). Et le fапtаsmе vengeur ne trouvera pas sa réalisation. La justice fera son œuvre. Qui n'est pas de satisfaire nos pulsions et nos fапtаsmеs vengeurs. Et puisse-t-il ne pas croire que des têtes tranchés ou des corps grillés résoudraient sa peine ou seraient à la hauteur de sa peine ou pourraient - par une sorte d'équivalence de la souffrance - lui épargner cette peine.
--- Un dernier mot, quand même, à la dame qui croit que je crois qu'il n'y a pas de limites, ni d'interdits ; j'assume chaque jour une figure d'autorité, sans lâcher de terrain, face à des adolescent(e)s, dans un grand lycée de mille huit cents élèves ; j'ai l'expérience, іпtіmе, de ce qu'est le débordement, le contournement du règlement, le mépris envers la figure professогаlе, les menaces qui se formulent les dents serrées, les réactions d'humeur, la mauvaise volonté.
Pour autant, je ne souhaite pas, comme le préconisent certains, la multiplication des postes de police au sеіп des établissement scolaire ou des systèmes de vidéo-surveillance ; je préfère être tabassé ou laissé sur le carreau, dans mes fonctions, plutôt que de vivre dans une société policière, et j'assume ce choix de société, avec ses risques.
En sachant que la politique gouvernementale, qui a supprimé les postes de surveillants, est la première pourvoyeuse de la violence scolaire.
--- Un autre mot ; face à des personnes qui tiennent les mots pour rien ou qui les tiennent pour des projectiles ou qui les confondent avec des obus, j'aurai passé près de quatre heures, que je ne regrette pas, à user de la parole humaine, celle qui ne se réduit pas à un "fait", celle qui invite à regarder au-dedans de soi-même et à tenter de réfléchir.