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"La solitude, ça n'existe pas" (page 2)

Sujet de discussion : "La solitude, ça n'existe pas"
  • sergeclimax69007 Membre suprême
    sergeclimax69007
    • 21 décembre 2010 à 22:36
    "Un petit verre d'encre à l'amer, pour certains, y a que ça qui dénoie ! Tchin "

    Ben, c'est à dire que... tu n'as pas tort ; et peut-être que les moments où je me porte le mieux sont ceux où je cultive mon jardin, celui que j'ai dû conquérir et ouvrir dans mon dédain et ma confusion et mon refus de penser : celui des mots, affinés avec application et obstination, en me souvenant des efforts du passé et avec la prescience des efforts futurs pour parvenir jusqu'à cette planche de salut, que renverseront et immergeront toutes les tempêtes et qui ressurgira, alors qu'on la croyait coulée au fond ; après tout, cette planche-là, à nous garçons vaincus ou vains cœurs (mais pas toujours trompeurs, ni fallacieux, ni amateurs de fausses ivresses) est notre planche où se dessine notre humanité.

    Le langage est le grand sauveur de notre humanité.
    Et il n'existe que dans le partage, ou en vue de celui-ci, ou en ayant celui-ci présent à l'esprit.
  • peterchat1 Membre élite
    peterchat1
    • 22 décembre 2010 à 00:05
    " Le langage est le grand sauveur de notre humanité ". . . tout comme il peut être aussi la source de malentendus ou tout simplement mal entendu.
  • sergeclimax69007 Membre suprême
    sergeclimax69007
    • 22 décembre 2010 à 01:07
    " Le langage est le grand sauveur de notre humanité ". . . tout comme il peut être aussi la source de malentendus ou tout simplement mal entendu.

    Je voulais dire, par cette expression, qui s'employait aussi à récuser les sauveurs providentiels, que chaque être humain possède en lui une capacité salvatrice, à son propre égard, qui est celui du langage : un bain partagé d'humanité, ce qui nous accueille à notre naissance et nous constitue en être sensible à lui-même, en être capable de se penser, en être qui peut s'épargner les dégâts de ses impulsions par cette retenue qui vient avec les mots.

    Ensuite que le langage de chacun ne coïncide pas avec celui de tout un chacun, et que les malentendus ou les mal entendus prolifèrent ne peut que nous mettre au prise avec la grande impossibilité, chaque jour surmontée, de nous communiquer aux autres.
    Il paraît -certains le prétendent- que c'est de ces incompréhensions, plus ou moins graves, que naissent des significations fourvoyées, néanmoins pertinentes !!!
  • taousert Membre expérimenté
    taousert
    • 22 décembre 2010 à 01:31
    La solitude s apparente à une petite mort , elle ternie ce qu il y a de plus beau en vous , l on peut aussi se sentir esseulée en etant deux Sergehervé

    -- Oh oui, le sentiment de la solitude, puisque tu as bien raison de souligner que l'on peut se sentir esseulé(e) en étant deux, pose un voile terne; et c'est un deuil de ce qui pavoisait en nous ; c'est un deuil de cette énergie qui nous menait ; soudain, ce sentiment-là te happe, et le plus lumineux devient sans éclat, les souvenirs les plus doux indifférents, et -quelquefois- la tendresse venue d'un(e) autre une inutile maladresse qui nous blesse ; quant à moi, je cumule le sentiment de la solitude et l'isolement, et donc je n'aurai à refuser aucune tendresse !!!

    Sergehervé comment rester silencieuse à tes propos, tu sais si bien décrire les sentiments humains et qui ne sont pas des moindres. J'imagine très bien ton besoin d'amour de tendresse, de la pensée que tu auras dès le matin pour celui qui possède ton coeur, de l'епvіе de retrouver celui qui comble tous tes désirs et tes rêves. Mais comment te garder entier alors que ton monde est fait de mots, de phrases, de sentiments savamment décortiqués par tes jolies pensées, tu seras obligé de t'y soustraire pour mettre en avant ton tendre compagnon. Mais jusqu'à quand? Comme je disais ton monde n'appartient qu'à toi et il te va si bien, tu devras rester comme tu es, tu ne veux refuser aucune tendresse, le compagnon de tes rêves ne devras accepter aucun sacrifice de ta part car alors oui tu te sentiras esseulé
  • bakanek Membre confirmé
    bakanek
    • 22 décembre 2010 à 01:37
    ... Certains se présentent ; d'autres racontent des tranches de leur vie ; d'autres encore, autre chose ; eh bien moi, je vous présente un blues carabiné.

    Je ne te connais pas, mais je connais les mots, à ma façon moins luxuriante mais toute aussi tourmenteuse que la tienne, et je sais reconnaître une note bleue qui fait Pan ! Comme je connais trop notre Amie presque… Il n’y a pas de honte à la regarder dans les yeux, pour les crever un peu, comme on jouit, de ce qui coule ainsi. On peut dire ces choses, et les écrire comme toi quand on sait écrier ainsi est un devoir d’expression de ce qui sinon s’imprime. Ce noir est plus sincère, et souvent moins triste, que le foutre. S’il y a une humeur que je conchie des deux mains de mon aujourd'hui, c’est bien ce devoir de gayté qu’on nous prescrit comme un cache silence, surtout en ce temps défaite… Aller mal, dans cette guimauve, tient autant du gai savoir que du désespoir des songes… Cette ivresse qui pue la modération, ces concours de baisodrames dans un monde où l’on ne sait plus se toucher, où la tendresse est un gros mot, et ce gâchis partout, alors que chaque main est riche, de ce qu’elle peut donner… « Il est dur de vivre sans donner » … si j’aime du dedans la virtuosité de tes mots, je connais les limites de ces exsudats, ce sont ces derniers qui m’ont arrêté, et dit : résonne, même si ça ne sert à rien, surtout… Moi aussi, les grands soleils que j’ai dans les mains brûlent parfois de ne pouvoir couler… Alors je prends ma plume la plus seule, je la trempe dans mon encre d’échine… Aller, encore un petit pâté ! sur cette drôle de plage, puisque tu dis apprécier mes taches, celle-ci aussi, naguère, en des circonstances sorогаlеs, pour La débouter un peu… Sans mode d’emploi, bien à toi.

    La solitude est un rivage qui ne se laisse pas aborder
    Une patrie insolite où tous les cœurs sont en exil
    Une terre brûlée par le doute où l’herbe pousse noire
    Un ciel vide pour des ailes insupportables
    Un air trop solide pour de brèves aspirations
    Un mur d’eau et de sable entre deux vagues dures
    Un abri de pierres molles couturées de silence
    Un ballet d’ombres blanches percluses de noirceur
    Un abîme où des géants ont pleuré l’Océan
    Un arbre accroché à flanc de mots
    Un nuage décapité par la cime
    La solitude est une petite flamme qui ne pousse que la nuit
    Une goutte de soi, sur une rive, sur une lèvre, seule.
    ...

    Puis toute encre bue, on éclate de dire, et on sort !
  • sergeclimax69007 Membre suprême
    sergeclimax69007
    • 22 décembre 2010 à 14:41
    - Pour Taousert : tu n'as pas tort ; j'ai connu de ces compromissions où de m'en remettre à l'amour je m'effaçais ; depuis, je ne conçois plus l'amour comme un don de soi-même, et je sais que m'alimenter à cette seule et unique source serait un еsсlаvаgе doublé d'une amputation ; cependant, un compagnonnage fidèle et sincère me ferait le plus grand bien, pas le papillonnage, pas le faux dévergondage des sаuпаs, une сhаuԁе et tendre et passionnée relation. Je ne peux pas vivre dans cette autarcie sentimentale actuelle, qui fait plus que me peser.

    - Pour Den68 [si je commets une erreur dans la numérotation, excuse-moi] : eh oui, la gayté est à l'ordre du jour, partout et tout le temps ; notre temps social est intolérant à la tristesse et aux affects douloureux ; il faut se la jouer hautaine et détachée et légère ; si bien que, sous ces diverses injonctions (qui dénotent une "brutalisation" sociale mais aussi intérieure), s'est développée ce que des psychiatres ont appelé l'alехіthymie, l'incapacité de ressentir et de nommer des états intérieurs ; la gaieté étant de règle, sourire grand fendu figée aux lèvres, nous devenons habiles comme une poule qui a trouvé un couteau face à nous-mêmes, quand ça déborde, nous devenons intolérants à nous-mêmes & allergiques à nous-mêmes, quand ça déborde.
  • sergeclimax69007 Membre suprême
    sergeclimax69007
    • 22 décembre 2010 à 14:42
    Je remercie chacun pour ses gestes d'affection.
  • medieval978 Membre habitué
    medieval978
    • 22 décembre 2010 à 15:57
    JE NE CONNAIS QUE LA SOLITUDE a force de ce faire avoir par des amies (is) et ce faire demolir en amour je reconnais que la solitude me convient parfaitement.sa existe et plus sa va aller et plus il y auras des gens qui seront mis a l'ecart.

    parce qu'ils sont trop gros ou maigres, trop pauvre ou trop riches, ect ect, aprés tout il est bien exact que l'on nait, que l'on vit, et que l'on meurt seul, biensur que la solitude peu tuer quelqu'un, l'enfermer dans une spirale, mais les gens ne sont ils pas heureux du malheur des autres?

    C'est pour cette raison que certaines personnes ne veulent plus d'amour іпtіmе et préfére la solitude.
  • reprah Membre élite
    reprah
    • 22 décembre 2010 à 16:07
    Ce post,bouscule...nous met face à nous même...Moi qui ai la chance de ne pas souffrir de solitude,d'être aimée et d'aimer tres fort, je me demande ce que je serais sans elle...moi qui ne suis plus tout à fait moi,qui suis "nous",comment pourrais-je redevenir moi??

    Je ne suis pas là pour étaler mon bonheur, mais sache que tes propos font naître la reflexion...

    Merci..
  • sergeclimax69007 Membre suprême
    sergeclimax69007
    • 22 décembre 2010 à 17:25
    - Médiéval978, tu as raison de souligner la solitude essentielle, et le sentiment de solitude essentiel à ce qu'est être un être humain ; et comme l'écrivait François Villon, dans la mort, même pour l'être le plus aimé, "Aucun n'est qui voulsist être son pleige", "il n'est personne qui voudrait se porter caution pour lui" ; tu as raison de souligner qu'à force de recevoir des coups en amour, on se retrouve cabossé(e), et on lèсhе ses plaies, dans une solitude, qui me paraît davantage navrée qu'un choix, ou alors c'est un choix par défaut.

    -Steph [dont j'ai oublié le numéro, ne m'en veux pas], je ne suis pas jaloux de ton bonheur, je ne le dédaigne pas ce faisant ; mais tu as, sans aucun doute, bien raison de te questionner de qu'il advient de nous, quand cesse l'état d'incandescence et de fusion amoureux, où le toi & le moi brouillent leurs limites, lorsque l'autre n'est plus là pour nous prêter l'étayage de son allant, de sa bonne humeur, ou de sa seule présence. Oui, qu'en est-il de nous, de moi quand je suis amoureux ; comment préserver mes capacités de supporter tous les affects tristes, alors que je vis une relation heureuse ?

    Pour moi, il y a le sentiment d'un enfermement solitaire qui devient, de plus en plus, intolérable et qui me fait souffrir. C'est ce que j'ai à affronter, au plus іпtіmе.

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