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"La solitude, ça n'existe pas" (page 3)

Sujet de discussion : "La solitude, ça n'existe pas"
  • eric7591 Membre occasionnel
    eric7591
    • 22 décembre 2010 à 18:15
    Je suis un peu dans une situation analogue perdu le peu de relations que j'avais, quelques homophobes , entre autres pas trop entré dans les details , pour me refaire des relations je me suis mis sur forum certains propose des sortis en vrai et en associations ça ma permis de me refaire quelques relations, même si defois ça m'arrive encore d'avoir des coups de blues due à la solitude.
  • sergeclimax69007 Membre suprême
    sergeclimax69007
    • 22 décembre 2010 à 18:28
    - Eric [je vais abandonner la numérotation, quoi de plus sinistre alors que nous parlons du sentiment de solitude que ces numérotations dues aux homonymies !!!], bien sûr, de manière pratique (et je n'exclus pas que la douleur du sentiment de solitude me fasse verser dans l'apragmatisme), l'on peut comme toi réagir, rencontrer, remeubler de neuf son monde extérieur, et il me faut bien convenir que c'est cette générosité envers moi-même, me laisser aller vers d'autres, qui me fait cruellement défaut ; oui, les rencontres réelles ne guérissent pas du sentiment de solitude mais empêche qu'il ne prenne de manière impérial et impérialiste toute la place en nous, nous étouffant.
  • sergeclimax69007 Membre suprême
    sergeclimax69007
    • 22 décembre 2010 à 18:43
    - Médiéval978 nous pose une question "Les gens ne sont-ils pas contents du malheur des autres ?", et motive ainsi une position de retrait et de renoncement qui peut intervenir ; "les gens" sont une entité bien vague et totalisatrice, qui permet toutes les généralisations, si bien que son usage me paraît davantage un piège que nous nous tendons à nous-même qu'une manière de cerner une réalité.

    Ceux qui jouissent du malheur des autres -quand bien même seraient-ils une majorité, ce que je ne crois pas, ce sont quelques éléments bien pathologiques- n'ont aucun pouvoir sur notre état d'esprit, sur la manière de ressentir, intensément ou non, le sentiment de solitude.

    Mais il est vrai que côtoyer ce genre d'individus qui jouissent du malheur des autres ne fait que baratter notre tristesse et la fait se précipiter ; éventuellement n'avons-nous plus que la piètre solution, très coûteuse du point de vue psychologique, de nous "blinder" : la solution de l'insensibilité.

    Je préfère une tristesse, liée au sentiment de solitude, au blindage de l'insensibilité, qui m'a tellement coûté par le passé.
  • sergeclimax69007 Membre suprême
    sergeclimax69007
    • 22 décembre 2010 à 18:50
    -- Je préfère les larmes retenues à écouter les paroles & la voix сhаuԁе de Cesaria Evora [placez, SVP, les signes diacritiques où il faut ; maudit clavier AZERTY !!!], de la chanson "Beijo roubado" ou de "Vida tem um sô vida" à la froideur de la statue d'un commandeur qui refoule ses larmes & qui reste sourd à ses mouvements de cœur.

    Dans ma solitude que vous venez apaiser.
  • sergeclimax69007 Membre suprême
    sergeclimax69007
    • 22 décembre 2010 à 20:01
    - Eric [je vais abandonner la numérotation, quoi de plus sinistre alors que nous parlons du sentiment de solitude que ces numérotations dues aux homonymies !!!], bien sûr, de manière pratique (et je n'exclus pas que la douleur du sentiment de solitude me fasse verser dans l'apragmatisme), l'on peut comme toi réagir, rencontrer, remeubler de neuf son monde extérieur, et il me faut bien convenir que c'est cette générosité envers moi-même, me laisser aller vers d'autres, qui me fait cruellement défaut ; oui, les rencontres réelles ne guérissent pas du sentiment de solitude mais empêche qu'il ne prenne de manière impérial et impérialiste toute la place en nous, nous étouffant.

    - La correction de deux erreurs d'orthographe me donne l'occasion de revenir sur ce message : "les rencontres (...) empêchent qu'il [le sentiment de solitude] ne prennent de manière impériale et impérialiste toute la place en nous".

    Je sais que, demain, je vais rencontrer deux personnes, et une troisième ; et se planifie une journée, avec un détour chez un des mes libraires préférés (pour ceux qui connaissent Lyon, il faut monter -en métro- jusqu'au plateau de la Croix-Rousse et aller-à pieds- jusqu'aux limites de Vaise) ; le temps reprend consistance et déroule son fil ; j'en reprends mon souffle, le poids s'allège ; mais, repoussé dans un coin, veille le sentiment de solitude.

    Si je me coupe de ce sentiment douloureux de solitude, je serai hors de la vérité de moi-même. Si je m'en laisse envahir, je deviendrai mon propre bourreau attaché à mon rôle de victime, rôle inexpugnable comme une forteresse.
  • sergeclimax69007 Membre suprême
    sergeclimax69007
    • 22 décembre 2010 à 22:03
    La solitude est un nœud au creux du ventre.
    La solitude est une tristesse ressentie cotonneuse.
    La solitude est un sentiment prenant, absorbant, anéantissant.
    La solitude pèse par le poids d'une absence, d'une absence à soi et par l'absence des autres.
    Le sentiment de la solitude est notre compagnon le plus familier.
    C'est un fourmilier qui nous travaille au corps et se nourrit en nous évidant.
    La solitude a toute une collection de poids à sa disposition et nous les applique sans solution de continuité dans sa détermination première.
    La solitude est notre état dernier et primitif, auquel nous nous soustrayons par reptations, en zigzaguant, pour défaire son étreinte de marbre et de mort.
    La solitude, pour reprendre l'image plus haut, nous applique un sceau ineffaçable, qui instille son encre en nous, dont nous distillons la vertu amère et dont nous nous défendons par des parades de mots humains.
    La solitude est un clou qui nous fixe au rien, et nous enfonce le sentiment d'une indignité.
    La solitude est un fil, une tristesse à suivre, pour sortir des labyrinthes tramés par notre hauteur et notre vanité bouffie.
    La solitude est une soie où vient perler des larmes d'acier qui s'amollissent et pétrissent notre humanité.
  • sergeclimax69007 Membre suprême
    sergeclimax69007
    • 22 décembre 2010 à 22:11
    La solitude est une soie où viennent perler des larmes d'acier qui s'amollissent et pétrissent notre humanité.
    La solitude nous recouvre d'un voile, qui nous rend inaperçu, qui nous doue d'invisibilité, qui nous enfonce une pointe jusqu'à nous évider et que nous soyons étranger à nous-même ; et dans ce sentiment puissant du rien, qui nous recouvre d'une grisaille, qui nous piaille aux oreilles "Tu n'es rien", la solitude voudrait nous donner le bras, et nous embrasser d'une étreinte de mort, que nous fuyons, encore et encore, d'une dérobade, comme le torero feinte le taureau et lui donne le change.
  • bakanek Membre confirmé
    bakanek
    • 23 décembre 2010 à 02:45
    -- Pour Den68 [si je commets une erreur dans la numérotation, excuse-moi] : eh oui, la gayté est à l'ordre du jour, partout et tout le temps ; notre temps social est intolérant à la tristesse et aux affects douloureux ; il faut se la jouer hautaine et détachée et légère ; si bien que, sous ces diverses injonctions (qui dénotent une "brutalisation" sociale mais aussi intérieure), s'est développée ce que des psychiatres ont appelé l'alехіthymie, l'incapacité de ressentir et de nommer des états intérieurs ; la gaieté étant de règle, sourire grand fendu figée aux lèvres, nous devenons habiles comme une poule qui a trouvé un couteau face à nous-mêmes, quand ça déborde, nous devenons intolérants à nous-mêmes & allergiques à nous-mêmes, quand ça déborde.

    Le 68, matricule des songes, c’est moi qui l’ai choisi, ce n’est pas un numéro d’ordre, mais de désordre, expression singulière et non froid coup de boulier dans les gencives… Soyons « positifs », posons les balises… Ceci pour dire que la solitude aussi a tiré le mauvais numéro, on l’accable de tous les mots, au bal des maux dits, elle n’est pourtant, même pas coupable, d’exister, sans nous. La solitude n’est jamais seule, elle. Certains d’ailleurs ne la rencontreront jamais vraiment, car ils ne sont jamais là ! ils ne peuvent donc pas s’y poser, éprouver l’étreinte… ils ne sentiront jamais le nœud couler s’ils ne sont pas un bon cou. La plupart sinon la croisent au fond d’un couloir ou d’un tunnel, mais ne lui filent pas le train, il ne manque pas d’ivresses, pour faire surface. Enfin, dernier tracas de figure, on peut aussi supporter sa compagnie de façon magnifique, et puis tout d’un coup ne plus pouvoir la reluquer en peinture morte, et c’est là, ceux-là, qui se mettent à siffler bleu. Que leur est-il arrivé, à ces drôles d’oiseaux borderlines, ces créateurs en coquille, ces thuriféraires de l’Un ? C’est à nous de le dire, puisque nous en sommes, n’est-ce pas… Pour moi, après un long passage avide d’elle, c’est une révélation… Et si cette solitude, celle-là, qui nous dévisage, dans le blanc, était une chance ? une gourme à jeter, pour ne plus oublier…
    Denis
  • over-raver Membre élite
    over-raver
    • 23 décembre 2010 à 20:59
    Comment vous arrangez-vous avec cette compagne qu'est la solitude.

    Nous ne sommes pas seuls dans ma tête :)
  • eric7591 Membre occasionnel
    eric7591
    • 23 décembre 2010 à 21:37
    Clair et pas le choix serge tu as raison, pas pratique la numérotation des pseudo , je prefere sortir voir des gens si non c'etait la deprime, et je regrete pas ses choix , defois c'est riche ,

    apporte de la сhаlеuгs humaine de sortir avec d'autres , c'est pas tout le temps (les week end surtout, où parfois je me retrouve seul) puis à defaut defois parlé en virtuel sur certains forum , ça permet aussi de se changé les idées tout depend ensuite de l'ambiance de celui si sur, en tout cas j'essaie de me bougé et d'aller de l'avant pour changé ma situation , meme si parfois je me laisse debordé par mes peurs ça arrive, c'est ce qu'on appelle le doute .

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