Tout au long du mois consacré à la forêt, je vous parlerai des arbres mythiques et de leurs légendes.
À tout seigneur tout honneur, commençons par l’arbre le plus emblématique : LE CHÊNE.
Le chêne est un prodige de la nature.
Avec ses racines robustes et ргоfопԁеs, son tronc trapu, ses branches élancées et sa vaste cime, il défie les siècles.
On comprend qu’il soit associé à la force, d’ailleurs les termes « chêne » et « force » se traduisent en latin par le même mot « robur » symbolisant autant la force morale que physique.
Chez les Grecs, il est l’attribut de Zeus, le roi des Dieux dont on écoutait les paroles dans le bruissement des feuilles.
Les druides celtes célébraient leur culte et rendaient la justice sous son feuillage protecteur.
C’est sur cet arbre que les druides recueillaient le gui sacré.
Sa robustesse en fait l’emblème de l’invincibilité et de la liberté.
En France, l’image du chêne est liée à la justice, à l’instar de Saint Louis rendant ses jugements sous un arbre à Vincennes.
On retrouve ses feuilles sur les insignes de l’armée et de la République pour marquer la sagesse et la force.
Arbre jupiterien, il est relié au pouvoir de la foudre, qu’il attire souvent.
Ses fruits, les glапԁs (non ne riez pas) sont considérés aussi comme étant sacrés, symboles de la force de l’arbre.
Le bois du chêne est reconnu pour ses vertus astгіпgente, hémostatique et antiseptique.
On l’utilise en décoction pour soigner les angines, les durillons et les plaies de toutes sortes.
Dans le calendrier celtique, le chêne correspond à la période allant du 18 avril au 15 mai.