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Pourquoi, professeur, j'ai fait grève ce mardi ?

Sujet de discussion : Pourquoi, professeur, j'ai fait grève ce mardi ?
  • sergeclimax69007 Membre suprême
    sergeclimax69007
    • 27 septembre 2011 à 19:54
    D'abord toute grève se paie au prix de la perte d'une journée entière de traitement, soit une soixantaine d'euros (dans la Fonction Publique d’État, quel que soit le nombre d'heures de grèves dans une journée, d'après une loi votée par une majorité de droite, on vous retient une journée entière de traitement).

    La grève est donc un acte sérieux, et qui porte à conséquence. Mes sept jours de grève contre la "réforme des retraites" (et des pensions), l'année dernière, je les ai sentis passer.

    --- Depuis des années, chaque année, seize mille suppressions de postes (le fameux "ne pas remplacer un fonctionnaire sur deux qui partent à la retraite")

    - Contre le fait qu'il n'y a plus de remplaçants disponibles dès le début de l'année scolaire, dans de nombreuses matières. Ce qui permet d'engager des personnes hors statut, vacataires et contractuels, aux droits sociaux très précaires ; par ailleurs, ce sont des contrats de droit privé au sеіп de la Fonction Publique (moyen de faire exploser les règles et les relations de travail entre employeur et employés)

    - Parce que plus de mаіtгеs spécialisés dans l'aide aux élèves en difficulté, dans le primaire.

    - Parce que des classes pléthoriques à 35 élèves (toutes les secondes et les terminales de mon lycée sont à ce niveau)

    - Parce que des jeunes professeurs sont propulsés devant les élèves sans formation initiale (à part une expresse d'une semaine), si bien que le métier de professeur devient une profession que l'on n'apprend plus, un comble ! L'on veut faire accroire au public qu'enseigner, c'est déverser dans des becs ouverts de simples contenus, des savoirs, et la pédagogie ?

    - Le liste pourrait être plus longue, mais j'arrête là.

    --------- L'Éducation Nationale, ainsi que tous les Services Publics, du fait de cette politique, subit la plus grave attaque de son histoire.

    Même les lois anti-laïques, qui permettent - vіоlant ainsi la loi de séparation des Églises et de l'Etat, de 1905 - de subventionner les établissement de l'enseignement catholique, n'ont pas le caractère de gravité de cette attaque.

    Cependant tandis que tous les postes mis aux concours de l'Enseignement Public et Laïc diminuent, vertigineusement, ceux du privé connaissent une certaine croissance.

    Le but de ce gouvernement est de mettre en faillite l’Éducation Nationale & de privatiser, après avoir "régionalisé", "autonomisé", créé des "PRES" (pôles universitaires mêlant public et privé). Mettre à genoux l’Éducation Nationale : leur rêve, qu'il touche du ԁоіgt !!!

    Le gouvernement Fillon-Sarkozy nous a mis dans la situation de ne plus pouvoir exercer nos professions dans l’Éducation Nationale, comme il se devrait pour les élèves : ce sera la plus grande honte de ces tristes sires.

    Oui, qu'ils s'en aillent, et vite ! Qu'ils dégagent !
  • light-bearer Membre confirmé
    light-bearer
    • 27 septembre 2011 à 20:32
    Vous devriez vous presenter aux elections, vous feriez un malheur !!
    Avant de m'envoyer sur les roses, je tiens a dire que je suis serieux.
  • biibou Membre pionnier
    biibou
    • 27 septembre 2011 à 20:59
    Ahh mais il faut avoir l'habitude avec Sergehervé (si je peux me permettre encore de t’appeler comme ça :) )

    Concernant les grèves, je n'ai pas grand chose à en dire n'était plus étudiant, et ne faisant rien d'intéressant pour le moment, ça ne me touche pas plus que ça
  • asiat68 Membre émérite
    asiat68
    • 27 septembre 2011 à 21:04
    Il y a effectivement un véritable problème dans la politique de notre gouvernement en ce qui concerne l'Education Nationale. J'ai du mal à comprendre que dans le contexte de crise actuel et dans le cadre de la globalisation, nous négligeons de plus en plus une véritable politique d'éducation, alors que c'est bien là que se trouve notre avenir. Les métiers manuels ont tendance à migrer vers des pays émergeants où la main d'oeuvre est meilleur marché. Que nous reste-t-il ? Des secteurs tertiaires, la recherche, la haute technicité. mais pour cela, il nous faut des personnes bien formées à la base, donc une éducation, une école performante? On préfère des économies de bouts de chandelles et le démantellement de l'Education Nationale. C'est malheureux, si je considère les sommes qu'engloutissent les campagnes militaires à l'étranger ! Que représente l'avenir des générations à venir pour nos gouvernants ???
  • electriksmile Membre expérimenté
    electriksmile
    • 27 septembre 2011 à 21:32
    Et moi qui attend toujours un poste... on met des profs comme moi de coté et il y a des écoles qui en ont besoin... je ne comprends rien à ce système si ce n'est que certaines écoles prestigieuses ne connaissent pas ce genre de problème. On va dire que les intérêts sont bien cibler sur un certain type d'écoliers ou d'étudiants...
  • ericardeche Membre pionnier
    ericardeche
    • 27 septembre 2011 à 22:16
    Ce post est beaucoup trop long!
    j'ai pas eu le courage de le lire jusqu'au bout!

    ok pour la grève et l'amélioration de notre système éducatif!
    les solutions je les ai pas!

    peut-être la supression de secret-storie pour commencer?
  • light-bearer Membre confirmé
    light-bearer
    • 27 septembre 2011 à 23:06
    Ce post est beaucoup trop long!
    j'ai pas eu le courage de le lire jusqu'au bout!

    ok pour la grève et l'amélioration de notre système éducatif!
    les solutions je les ai pas!

    peut-être la supression de secret-storie pour commencer?

    Je croyais qu'il fallait avoir des yeux pour lire, ton calecon fait office de prothese oculaire ?
    La supression de Secret Story ?
    NNNNNNOOOOOOOOOOOOOOOOONNNNNNNN, Je vais chialer comme Marie
  • light-bearer Membre confirmé
    light-bearer
    • 28 septembre 2011 à 00:06
    Parce que vous croyez serieusement qu'il y aura un avenir pour notre pays, ouvrez les yeux, la politique et les jeunes de nos jours ca fait deux puissance dix.
    D'ailleurs les jeunes, le terme d'hyperconsommateurs endoctrines serait plus approprie je trouve.
    Non mais serieusement, je n'ai que 18 ans et je ne parviens meme pas a m'abaisser suffisamment au niveau de mes "congeneres".
  • sergeclimax69007 Membre suprême
    sergeclimax69007
    • 28 septembre 2011 à 00:26
    --- Désolé pour celui qui n'arrive pas au bout de mon sujet : encore une victime du formatage audiovisuel, qui habitue au fait qu'en trois lignes il serait possible de condenser une situation d'une gravité sans précédent.

    --- Non, je ne sais pas faire comme un homme politique des condensés ; je suis d'ailleurs, en ce lendemain où le Sénat pour le première fois depuis les débuts de la Cinquième République a une majorité de "gauche", farouchement partisan de l'indépendance syndicale, au SNES-FSU, mon syndicat affilié à la Fédération Syndicale Unitaire & farouchement hostile à tout arrangement préalable avec quelque coalition que ce soit.

    Et soit dit en passant : Hollande & compagnie, les postes de professeurs, d'ouvriers, de secrétaires, de cuisiniers, c'est pas dans quelques années, c'est tout de suite qu'on les revendique, y a le feu au lac !!!

    --- Un "problème" dans l’Éducation Nationale ? OUI, un GROS. Les anglo-saxons appelleraient le mot "problème" un "understatement", pour le moins !!!

    Et le gouvernement, et tous ceux - présents et futurs - qui sont attachés à des "règles d'or" (pas plus de trois pour cent de "déficit" des comptes publics, tandis qu'on gave les banques et brade le bien public, et compromet l'avenir des jeunes générations), ou à des "Pactes de Stabilité et de Croissance", en sont les causes les plus manifestes, et les complices.

    En tant que grands démolisseurs.
  • sergeclimax69007 Membre suprême
    sergeclimax69007
    • 28 septembre 2011 à 00:48
    Et moi qui attend toujours un poste... on met des profs comme moi de coté et il y a des écoles qui en ont besoin... je ne comprends rien à ce système si ce n'est que certaines écoles prestigieuses ne connaissent pas ce genre de problème. On va dire que les intérêts sont bien cibler sur un certain type d'écoliers ou d'étudiants...

    Je ne connais pas les arcanes de l'administration rectогаlе ; je sais qu'elle est la reine du paradoxe ;

    je sais aussi qu'elle préférera embaucher un vacataire plutôt que d'employer un vrai remplaçant diplômé, parce que ce qui importe à ces gens-là, c'est de casser le coût du travail, partout et pour tous : - celui des professeurs ; - celui des jeunes que l'on ne forme pas suffisamment (si on les formait honnêtement, ils et elles pourraient prétendre à des emplois correspondant à des niveaux de rémunération dans les grilles des salaires) ;

    - & de faire de l’Éducation Nationale un champ de ruines, pour que les fils et filles de capitalistes (détenteurs de capitaux, expropriant la majorité de la population créatrice des richesses du monde) puissent aller dans les écoles de curés ou dans des lycées où l'on recrutera sur "profil" (les concours publics ayant été décriés et dézingués définitivement).

    --- La clé de l'explication de ce qui se passe pour l’Éducation Nationale se trouve dans la déconfiture du capitalisme, serpent qui se mord la ԛuеuе : - abaisser à tout prix le coût du travail, dernière variable d'ajustement du coût de la marchandise, ET DONC NE PAS FORMER LES JEUNES, ET DONC DÉTRUIRE LE SERVICE PUBLIC D’ÉDUCATION NATIONALE.

    Mais s'il n'y a plus d'argent pour "réaliser" la valeur des marchandises, alors on a des "crises" de "surproduction". Et puis, le profit ne se trouve plus dans la production, mais dans la spéculation parasitaire des Messieurs Soros et Compagnie. Cependant, à un moment ou à un autre, il faut bien descendre des sphères de la spéculation, et réaliser la valeur mise par les producteurs dans les marchandises, et comment faire si les salaires sont en chute vertigineuse ?

    Le capitalisme est un serpent qui se mord la ԛuеuе & il n'est pas réformable.

    Ce qui ne résout pas ton "problème" à toi, je sais, mais je développais le cours de mes pensées,
    de manière outrancièrement peu concise.
    Et j'y tiens.
    Le "résumé" comme forme première de raisonnement est la mort de la pensée. On ne résume que ce qui a été d'abord développé.

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