Les choses sont claires, Fifi : tu fais ton beurre avec le fait que cette politique éducative dénie les moyens d'enseigner à l’Éducation Nationale, et - antre autres - de faire de "l'aide personnalisée" (à 35 !!!).
Tu tires tes revenus des boites à bac et autres officines prospérant sur la mise à mort de l'Education Nationale !
L'on comprend mieux que ce que j'ai énuméré comme attaques majeures dégradant le service public d’Éducation Nationale ne te paraissent pas décisif au premier chef !!!

je ne suis pas parti de l'éducation nationale à cause des classes " dites" surchargées, je n'ai jamais eu de problème avec cela.
(Citation de Fifi, pour "je ne suis pas parti" jusqu'à "avec cela")
---Tu réponds à côté, et le fait des classes surchargées - effet des suppressions de postes de professeurs - n'est qu'un des aspects de la politique éducative, nocive et destructrice, de ce gouvernement - et de tout gouvernement qui suivrait la même voie.
Ce que j'appelle plus haut "casuistique" me semble assez bien caractériser ta manière, ondoyante et fuyante, de "focaliser" sur un seul point, qui devient l'objet principal et unique (alors que mon énumération première est en plusieurs points) et ta manière de "négliger" le reste des éléments énoncés.
Je vais donc me répéter.
L'Éducation Nationale souffre
- de dizaines de milliers de suppressions de postes (en Réseau d'Aide aux Elèves en Difficulté, en titulaires remplaçants, en enseignants ordinaires, en surveillants dont le statut n'existe plus, en infirmières scolaires et médecins scolaires, en ouvriers pour entretenir les bâtiments, en personnels de service pour les nettoyer) ;
- de ce que les jeunes enseignants -ayant réussi aux concours du CAPES ou du CAPET ou de Professeurs des Écoles - ne sont plus formés à leur métier mais propulsés, dès leur première année, devant les élèves à plein temps, sans aucune formation, si bien que soit ils/elles surnagent, soit ils/elles coulent, et les élèves font les frais de cette politique de non-formation de leur enseignants (qui n'ont plus que les contenus disciplinaires en tête) ; ce qui a pour résultat, entre autres, de déshumaniser la relation élève/enseignant, puisque la pédagogie fait partie des vieilles lunes aux yeux de nos gouvernants ;
- d'un climat délétère, où tient un grand rôle le fait que nos traitements soient bloqués depuis X années (alors que les charges de travail augmentent considérablement...) et ne rattrapent même pas l'inflation de puis des années ["Travaillez plus pour gagner plus" dit l'Autre, le Grand Menteur, le président !!!] ;
- d'une massification des classes, qui ne permet pas de s'occuper dignement des élèves (c'est l'effet du premier point ci-dessus) ;
- de ce que ce gouvernement tient la laïcité pour un fondement désuet de la République (cf. le discours de M. Sarkozy devenant chanoine de Latran) et de la persistance à arroser l'enseignement catholique - à l'instar de tous les gouvernements de la Cinquième république - de milliards, ainsi détournés de l'Enseignement Public et Laïc ;
- de l'épuisement des personnels à essayer, dans ces conditions, d'exercer quand même leurs métiers.
VOILA LES RAISONS D'UNE GRÈVE DE NOUVEAU DITES.
Et c'est ce qui importe.
La polémique (plus haut) est éсume des jours, et diversion introduite par quelqu'un qui ne vit pas, chaque jour, les conditions de travail des enseignants et des personnels de l’Éducation Nationale, et qui ne les subit pas !


