Il s'agit ici de philosophie, écrite au fil de la pensée vers les 22 heures et bien davantage après : que l'on ne compte pas sur un texte express !!! On peut faire mieux, certes ; mais la brièveté serait un mensonge : celui de faire croire qu'une heure et quarante-sept minutes de débat contradictoire peuvent se ramasser en quelques mots !!!
Je ne connais pas les moyens de faire des "digests" philosophiques, ou alors ce sont des leurres !!!
Les effets dévastateurs des idéologies religieuses ne se comptent plus.
Insidieuses, les religions réclament une révérence devant un absolu, qui ne souffre aucun débat : il existe même des courants de croyance pour lesquels la simple recherche théologique est une infamie, et d'autres pour lesquels on n'atteint par là que la périphérie de "Dieu", et d'autres pour lesquels seule la théologie négative approche de "Dieu"[Dieu n'est rien de tout ce que l'on énonce de lui ; ni les qualité, ni les attributs, ni les épithètes n'approchent de son "noyau" central].
Envahissantes, les religions, dont le christianisme, prétendent établir la morale publique et privée sur leur fondement ultime, "Dieu", sans lequel il n'y aurait pas de morale possible, et de distinction entre le bien et le mal.
Décérébrantes, les religions prétendent imposer un "Dieu" comme absolu qui n'appelle pas l'interrogation, la mise en question et la possibilité du doute. Il y a un dogme à prendre ou à laisser, invariable, qui se décline selon les époques.
Un peu plus haut, vous trouvez le sujet d'Angel à propos d'une Américaine des États-Unis d'Amérique du Nord (il faut TOUJOURS préciser pour rabaisser la prétention exorbitante des dirigeants de ce pays à incarner l'Amérique entière), citoyenne des USA qui intenterait un procès pour avoir été mise enceinte d'un enfant noir par la vision d'un film.
Abracadabrantesque, certes, mais pas inexplicable si l'on revient aux conditions culturelles faites au peuple américain des USA.
J'insiste dans le "post" créé par Angel sur le fait que la "connerie" n'explique rien ; par contre, le conditionnement idéologique et culturel, qui аЬгutіt, abêtit, réduit à rien les notions élémentaire des sciences naturelles me semble une piste intéressante à suivre.
Et de ce conditionnement, l'appareil religieux déployé à travers tout l'espace public et privé aux USA est une partie majeure, et nullement la moins prégnante.
Je vous livre ce débat - D'UNE HAUTE TENUE ET DÉPOURVU DE HAINE, ET DANS UNE ATMOSPHÈRE CIVILE ET DÉPOURVUE D'INTERRUPTIONS INTEMPESTIVES, DEVANT UN PUBLIC RESPECTUEUX DES ARGUMENTATIONS DÉVELOPPÉES - entre d'une part Richard DAWKINS, homme fin et distingué, matérialiste, athée, éminent biologiste, éminent divulgateur et illustrateur du darwinisme et d'autre part John LENNOX, chrétien, partisan du "Dessеіп Intelligent", professeur d'histoire des sciences, mathématicien intelligent (et qui a de l'humour !) et partisan d'une certaine rationalité.
Débat à propos du livre de Dawkins : "Dieu, un non-sens". Dont le titre anglais est : "Ԍоԁ, a delusion". Que l'on pourrait traduire : "Dieu, une illusion", un succès de librairie, plus de deux millions d'exemplaires vепԁus de par le monde, ce qui est honorable pour la plume alerte et vulgarisatrice de Dawkins, lequel ne cède pas au compromis boiteux, ne ménage pas les créationnistes et la version contemporaine des créationnistes, de ces lecteurs littéralistes de la Bible chrétienne, les tenants du "Dessеіп Intelligent".
------------- Un point fort du débat A MON AVIS est le reproche émis par DAWKINS contre l'apprentissage que fait tout enfant sоumіs à une éducation d'ordre religieux, apprentissage qui le met dans la position d'accepter sans broncher des énoncés donnés comme d'incontestables vérités, en lui faisant prendre l'habitude de ne pas se questionner, de ne pas demander "pourquoi", de ne pas chercher les fondements rationnels de telles affirmations - comme l'affirmation "L'Esprit de Dieu рlапait au-dessus des eaux ; et Dieu dit : Que la lumière soit et la lumière fut ; et il y eut un jour et une nuit." [Je cite de mémoire] - : Dawkins y voit une distorsion très dommageable introduite précocement dans les intelligences, un entraînement à la sоumіssіоп de celles-ci, une induction à renoncer à l'esprit critique, une interdiction pesant sur les raisonnements, un assèchement à la source de l'esprit de curiosité. ---------------------------------
Un assassinat de l'intelligence qui peut avoir des suites comme les attentats du 11 Septembre aux USA : ces terroristes qui firent exploser les tours jumelles étaient entraînés à ne pas penser leur absolu, car pour toute religion l'absolu ne se pense pas, en définitive ; et ainsi, pour "Dieu", ils commirent des meurtres de mаssе. Dawkins cite cet exemple, non pour ostraciser les musulmans, mais comme l'exemple-même, la conséquence extrême du non-questionnement d'un absolu en matière théologique.
Cela signifie que croire n'est pas une simple affaire de concepts sans répercussions sociales ; des conséquences historiques en découlent, avec des pointes extrêmes comme celle évoquée ci-dessus.
Ce débat est PASSIONNANT !!! STIMULANT !!! LUMINEUX !!!
PARMI LES POINTS DISCUTÉS :
- le "dessеіп intelligent" ("intelligent design") contre la complexification progressive de la matière, qui n'est pas un processus dirigé, ce qui ne signifie pas qu'il s'agisse d'une suite de hasards, comme essaye de le suggérer Lennox, car à chaque étape il y a un stade de départ à partir duquel les possibilités ne sont pas de l'ordre du hasard, mais déterminées ;
- le fait que l'intelligence humaine, si complexe, ne nécessite pas selon Dawkins un architecte complexe, qui aurait destiné l'Univers à l'Homme, car il faudra bien admettre le fait que Darwin et ses disciples chercheurs ont expliqué et démontré par des preuves paléontologiques - et ce n'est plus une simple "théorie" - comment du simple l'on en vient au complexe par une évolution, qui combine chez les humains à la fois compétition et entraide ; et le fait que l'homme est là pour témoigner de l'Univers, non parce qu'il fait partie du рlап divin, et qu'il était destiné à cela, mais parce que des conditions, peu à peu se construisant, selon de suites de déterminations (et non des hasards successifs), ont fait depuis les nuages interstellaires des concrétions de planètes, avec des températures, des gravités, des durées de jour et de nuit, compatibles avec une vie humaine, pouvant témoigner de l'Univers et le penser ;
- le fait que la morale est un produit social universel, assez convergent dans toutes les sociétés, qui ne nécessitent pas l'argument ultime de "Dieu" pour trouver une assise et qu'il est faux que l'absence de cette assise soit une incitation au plus grand relâchement moral ;
- le fait que les athées Hitler et Pol Pot commirent des crimes de mаssе et des génocides, non en vertu de leur athéisme, mais en vertu d'idéologies politiques, le national-socialisme antisémite et un stalinisme qui voyait dans toute la population urbaine un ensemble inassimilable à la nation khmère purifiée et rendue à la terre TANDIS QUE les crimes de l'Inquisition découlent nécessairement du fait que Dieu n'étant pas objet de questions, dans un État théocratique (comme l'était tous les États avant la Révolution américaine pour l'indépendance des États-Unis d'Amérique du Nord et surtout avant la Révolution française, qui fut aussi celle de la séсularisation des affaires publiques), tout individu non-catholique était un gibier de potence et de bûcher : la violence découle nécessairement de la hauteur souveraine et inconciliable de l'absolu, mise hors du questionnement humain.
- le fait que l'explication par un créateur nous renvoie à une suite ininterrompue de questions régressives jusqu'à l'infini, si l'on admet un "designer", du type "mais qui a créé le designer ?", question dont les chrétiens se tirent par l'attribution à "Dieu" de l'attribut de l'éternité et de l'attribut du non-créé, attributs dont on voit bien qu'ils sont des expédients peu susceptibles de nous éclairer sur la nature du monde découlant d'un tel "Dieu", car comment passer d'un temps suspendu, immobile, inexistant même (on peine à se représenter une telle éternité) à un monde où l'espace en extension crée le temps ; et au lieu d'éclairer les origines du cosmos, un tel concept, celui d'un "Dieu" incréé, fait fortement improbable les OBSCURCIT par une entité difficile à se représenter ;
VOICI LE LIEN DU DÉBAT CONTRADICTOIRE MAIS FAIR-PLAY, CEPENDANT SANS COMPLAISANCES, QUI MET AUX PRISES DEUX HOMMES, RICHARD DAWKINS ET JOHN LENNOX, QUI MANIFESTEMENT S'ESTIMENT EN DÉPIT DE LEUR OPPOSITION FRONTALE SUR UN POINT QUI TIENT AU PLUS ӏNТӏМЕ DE LEUR ÊTRE SOCIAL ET DE LEUR PRATIQUE SCIENTIFIQUE - LA QUESTION PROBLÉMATIQUE D'UN "DIEU" PERSONNEL - ET CETTE ESTIME ENLÈVE A LEUR ARGUMENTATION LE VENIN INUTILE DE LA MÉCHANCETÉ SURVOLTÉE (CELLE CARACTÉRISTIQUE DES DÉBATS LORS DU REVIVAL CHRÉTIEN AU DÉBUT DU VINGTIÈME SIÈCLE ET LORS DES PROCÈS DITS "PROCÈS DU SINGE"), ET Y PERMET NOMBRE DE SUBTILITÉS ET DE DÉVELOPPEMENTS, PLEINS ET TRANQUILLEMENT CONDUITS, QU'UNE ATMOSPHÈRE DE POLÉMIQUE TENDUE EUT INTERDIT !!!
J'ai choisi le débat en anglais, sous-titré en portugais.
Une langue germaпіԛuе (à forte proportion de vocabulaire d'origine française) et une langue néo-latine : ça devrait aller !!!



Et la prononciation des deux participants est accessible même aux personnes peu entraînées en anglais comme moi ; les sous-titres portugais aident beaucoup.
Je n'ai pas trouvé de version française.
http://archive.org/details/Mcrost01-DeusUmDelrioODebate462?start=0.5