Tu peux être prof depuis 25 ans (je ne le suis que depuis 15 ans), il n'empêche que ne pas voir les résultats maladroititants pour les élèves de la politique éducative actuelle, ne pas voir les liens іпtіmеs entre cette désaffection des élèves pour les savoirs et le mépris dans lequel est tenu le service public de l’Éducation Nationale (cinquante mille suppressions de postes sous le mandat de Sarkozy et ça continue...), vouloir mettre la faute -de cette manière en faisant abstraction du reste- sur le dos de la nouvelle génération est vouloir s'aveugler soi-même.
Le manque d'appétence pour les savoirs ne tombent pas du ciel, non ?
on ne sait pas une chose tant qu'on ne l'a pas retenu. RETENIR DEMANDE DES EFFORTS. Le goût de l'effort , n'a rien à voir avec M. Sarkosy, ou aux différents ministre de l'éducation nationale et encore moins à la suppression des postes ( ou plutôt à la non reconduction ) mais bien à celui qui doit apprendre.
Revenant sur ce sujet, une semaine plus tard, je constate que nous avons deux approches radicalement opposés de la situation.
Obstinément ne pas vouloir voir les effets délétères sur les élèves de la situation faite à l’Éducation Nationale conduit -forcément- à cette morale de l'effort individuel que prône celui que je cite ; ne pas reconnaître la déstructuration et la dénaturation et l’appauvrissement des enseignements, par la suppression de postes, par la création de "socles communs des connaissances " indigents, dévalorisant ce que l'on doit apprendre en tant qu'élève mène à cela, inévitablement.
Je ne sais pas si les élèves, après tout, sont pires ou meilleurs que les précédents ; leurs professeurs par contre se sont toujours plaint d'eux (en des termes à peu près identiques) à chaque génération !!!
Par contre, je sais reconnaître quelqu'un qui emploie un euphémisme "non reconduction" (c'est une beauté du langage technocratique digne d'un Recteur d'Académie) travestissant la réalité de la suppression des postes dans l’Éducation Nationale corrélée à la baisse vertigineuse des places aux concours, corrélée au recrutement de vacataires en lieu et place de fonctionnaires formés ayant passé des CAPES ou CAPET ou tout autre concours : c'est le langage de ceux qui nous gouvernent et de ceux qui les soutiennent.
Et ceci n'a pas plus d'importance que cela !
"Non reconduction des postes" :


