Sujet de discussion : Sophia de Mello Breyner Andresen - Poète
theo81500
Membre élite
24 novembre 2013 à 15:47
Je ne veux pas me faire l'avocat de Clicli (^^) mais ayant quelques notions de portugais (oui oui), je peux assurer qu'il ne fait pas de mot à mot ԁéЬіlе et que cela ne ressemble en rien à des simples trads made by Google !
heureusement que tu es la mon grand !!!
yoomy
Membre suprême
24 novembre 2013 à 15:48
sergeclimax69007
Membre suprême
24 novembre 2013 à 16:41
Réglée par Yoomy (merci !!!) la question de la traduction, faite au moyen de machines ou accomplie, plus ou moins bien, grâce à ma perception et grâce à mon amour de la langue portugaise, voici la biographie de Sophia de Mello Breyner Andresen sur le site de la librairie Bretrand (une des plus grandes librairies portugaises).
Sophia de Mello Breyner Andresen
Sophia de Mello Breyner nasce a 6 de novembro 1919 no Porto, onde passa a infância. Entre 1936 e 1939 estuda Filologia Clássica na Universidade de Lisboa. Publica os primeiros versos em 1940, nos Cadernos de Poesia. Casada com Francisco Sousa Tavares, passa a viver em Lisboa. Tem cinco filhos. Participa ativamente na oposição ao Estado Novo e é eleita, depois do 25 de abril, deputada à Assembleia Constituinte. Autora de catorze livros de poesia, publicados entre 1944 e 1997, escreve também contos, histórias para crianças, artigos, ensaios e teatro. Traduz Eurípedes, Shakespeare, Claudel, Dante e, para o francês, alguns poetas portugueses. Recebeu entre outros, o Prémio Camões 1999, o Prémio Poesia Max Jacob 2001 e o Prémio Rainha Sofia de Poesia Ibero-Americana. Foi a primeira vez que um português venceu este prestigiado galardão, que, para além do valor pecuniário de 42 070 euros, significa ainda a edição de uma antologia bilingue (português-castelhano), o que levará a autora a um vastíssimo público que cobre os países latino-americanos. Com uma linguagem poética quase transparente e íntima, ao mesmo tempo ancorada nos antigos mitos clássicos, Sophia evoca nos seus versos os objetos, as coisas, os seres, os tempos, os mares, os dias. A sua obra, várias vezes premiada está traduzida em várias línguas. Sophia de Mello Breyner Andresen faleceu a 2 de julho de 2004, em Lisboa.
En bref, ce que je mentionnais pas plus haut, parce que je l'ignorais, Sophia a fait des études de Philologie classique, et a pu traduire en portugais Euripide, Shakespeare, Claudel, Dante. Elle a reçu divers prix, dont le prix Reine Sophie de Poésie Ibéro-Américaine, ce qui lui a valu une anthologie bilingue portugais-espagnol, et lui a gagné un plus vaste public.
yoomy
Membre suprême
24 novembre 2013 à 16:52
Sophia slaying your faves since 1919
sergeclimax69007
Membre suprême
24 novembre 2013 à 17:24
Des traductions en langue anglaise sur le site "Poetry International Rotterdam".
Fúrias Escorraçadas do pecado e do sagrado Habitam agora a mais íntima humildade Do quotidiano. São Torneira que se estraga atraso de autocarro Sopa que tгапsborda na panela Caneta que se perde aspirador que não aspira Táxi que não há recibo estraviado Empurrão cotovelada espera Buгоcrático desvario
Sem clamor sem olhar Sem cabelos eriçados de serpentes Com as meticulosas mãos do dia-a-dia Elas nos desfiam
Elas são a peculiar maravilha do mundo moderno Sem rosto e sem máscara Sem nome e sem sopro São as hidras de mil cabeças da eficácia que se avaria
Já não perseguem sacrílegos e parricidas Preferem vítimas inocentes Que de forma nenhuma as provocaram Por elas o dia perde seus longos рlапos lisos Seu sumo de fruta Sua fragrância de flor Seu marinho alvoroço E o tempo é transformado Em tarefa e pressa A contratempo
Les Furies [celles que, par antistrophe, Euripide appelle "Les Erynnies", "Les suppliantes"]
Bannies hors du domaine du péché, du sacré, Maintenant elles habitent la plus simple humilité Du quotidien. Elles sont Le robinet qui se casse, le retard de l'autobus, La soupe qui déborde hors de la casserole, Le stylo que l'on perd, l'aspirateur qui n'aspire pas, Le taxi faisant faute, le reçu égaré, La bousculade, les coups de coude, l'attente, Le bureaucratique égarement.
Sans hurlement et sans regard, Sans chevelure hérissée de serpents, Avec des mains minutieuses jour après jour, Elles nous lancent leur défi.
Elles sont les merveilles originales du monde moderne, Sans visage et sans masque, Sans dénomination ni souffle, Elles sont les hydres aux mille têtes de l'efficacité brisée.
Elles ne poursuivent plus sacrilèges et parricides, Elles préfèrent des victimes innocentes, Qui d'aucune manière ne les ont provoquées. Le jour perd grâce à elles sa longue étendue lisse, Sa saveur fruitée, Ses émanations de fleur, Son agitation marine, Et le temps se retrouve transformé En un travail et il s'empresse De rebrousser le temps.
Adaptation de Climax69007, le Dimanche 24 Novembre 2013.
La seule contrainte stylistique est de traduire, pour imprimer une unité au tout, en des vers parisyllabiques, de 6, de 8, de 12 ou de 16 syllabes (en comptant avec la diérèse, vers la fin du poème).
sergeclimax69007
Membre suprême
24 novembre 2013 à 22:08
Le Portugal et les Portugais, ce sont les grandes navigations - Sophie de Mello Brteyner Andresen a écrit à ce propos le très beau "Navegações" -, les grandes découvertes qui, certes, ont commencé à accomplir le marché mondial capitaliste, mais au-delà de ça, ce fut aussi l'émerveillement des chroniqueurs comme Pêro Vaz de Caminha - "Carta a El-Rei sobre o achamento do Brasil", "Lettre au Roi sur la découverte du Brésil" - devant des peuples пus, пus comme au début du monde.
Descobrimento
Um oceano de músсulos verdes Um ídolo de muitos braços como um polvo Caos incorruptível que irrompe E tumulto ordenado Bailarino contorcido Em redor dos navios esticados
Atravessamos fileiras de cavalos Que sacudiam as crinas nos alísios
O mar tornou-se de repente muito novo e muito antigo Para mostrar as praias E um povo De homens recém-criados ainda cor de barro Ainda пus ainda deslumbrados
Découverte
Une marée océane de muscles verts, Une idole aux multiples bras pareille au poulpe, Un chaos de choses incorruptibles qui vient surgir, Une confusion ordonnée, Un danseur contorsionné, Autour des navires allongés.
Nous traversons des hordes de chevaux Qui secouaient leurs crinières aux vents alizés.
Soudainement l'océan est devenu très jeune et très ancien, Pour montrer ses rivages, Et puis un peuple D'hommes récemment venus au monde encore couleur de terre, Encore dans leur пuԁіté, encore émerveillés.
Une adaptation qui est une belle infidèle, Climax69007, le Dimanche 24 Novembre 2013. Mais si j'ajoute des mots, je n'en reste pas moins fidèle à l'esprit de ce texte.