En même temps je ne connais personne qui souhaiterait "vivre" en légume, qui peut contredire cela ? Ikki " tant qu'il y a de la vie, il y a de l'espoir et un miracle peut toujours arriver " On n'est pas couché là, Textoo heureusement que tu nous balance pas toujours des sujets aussi vastes et complexes...
sergeclimax69007
Membre suprême
15 janvier 2014 à 17:43
Merci Textoo !!!
Je crois que, dans ce dossier médical, qui vient devant les tribunaux, s'opposent deux images idéales de Vincent, sa femme ne pouvant plus supporter l'état d'un époux au minimum de la communication sociale et se rappelant ce qu'il était et celui qu'elle aimait, sa mère ne pouvant pas supporter de mettre une fin à la vie de son enfant dont elle espère toujours que l'état va s'améliorer et rétablir le fils plein d'allant qu'elle a dû apprécier, connaître, et se représenter.
Il est utile qu'un tiers, la justice, outre le collège des médecins, puisse avoir une vue sur cette vie, en suspens. Il est utile que l'on ne classifie pas "légume" un être qui n'est pas en état de mort cérébrale.
Avec quelle facilité, légère, ne vient-on pas qualifier une vie, des plus précaires et difficiles certes, de non-vie, de caricature de la vie, de vie invivable : attention à cette pente qui nous fait juger de ce qu'est la vie depuis nos états de bonne santé relatifs !!!
Par ailleurs, puisque l'on parle de la fin d'une vie, j'aimerais rappeler que la politique de Monsieur Hollande, en poursuivant la suppression des lits, qu'affectionnait le précédent gouvernement, supprime des possibilités de soins utiles à toutes et à tous dans ce pays.
Aussi n'est-ce pas un débat éthique dans l’abstrait qui se présente à nous ; ce débat est étroitement déterminé par le cadre social, par le mépris des conditions de vie de la population qui anime ce gouvernement comme son prédécesseur.
--- Et lorsque le malade exprime le souhait de mourir, l'on doit toujours se demander "qui parle en lui", la part qui évalue consciemment qu'il serait dans un état irréversible (et sur quelles bases aurait-il acquis cette croyance), ou la part découragée, déprimée, désespérée qui désire se laisser aller à la mort comme seule issue acceptable par une psyché ргоfопԁémепt atteinte.
textoo
Légende urbaine
15 janvier 2014 à 17:48
[Ikki " tant qu'il y a de la vie, il y a de l'espoir et un miracle peut toujours arriver " On n'est pas couché là, Textoo heureusement que tu nous balance pas toujours des sujets aussi vastes et complexes...
Cela permet aussi de réfléchir un peu plus, la question de la vie quand on n'est jamais passé à coté de sa perte, fait réagir autrement.
textoo
Légende urbaine
15 janvier 2014 à 17:55
Par ailleurs, puisque l'on parle de la fin d'une vie, j'aimerais rappeler que la politique de Monsieur Hollande, en poursuivant la suppression des lits, qu'affectionnait le précédent gouvernement, supprime des possibilités de soins utiles à toutes et à tous dans ce pays.
Aussi n'est-ce pas un débat éthique dans l’abstrait qui se présente à nous ; ce débat est étroitement déterminé par le mépris des conditions de vie de la population qui anime ce gouvernement comme son prédécesseur.
Voilà dans quel cadre social il est question de ce malade prénommé Vincent.
Bonsoir Climax,
Tu ajoute ici un autre débat qui est peut être à explorer également, en ce cas précis, il ne m'a pas trop semblé s'y rattacher, mais, a voir, peut être une troisième images ...
alison-emma
Membre pionnier
15 janvier 2014 à 17:57
Je crois que, dans ce dossier médical, qui vient devant les tribunaux, s'opposent deux images idéales de Vincent, sa femme ne pouvant plus supporter l'état d'un époux au minimum de la communication sociale et se rappelant ce qu'il était, sa mère ne pouvant pas supporter de mettre une fin à la vie de son enfant dont elle espère toujours que l'état va s'améliorer et rétablir le fils plein d'allant qu'elle a dû apprécier, connaître , et se représenter.
Il est utile qu'un tiers, la justice, outre le collège des médecins, puisse avoir une vue sur cette vie, en suspens. Il est utile que l'on ne classifie pas "légume" un être qui n'est pas en état de mort cérébrale
Par ailleurs, puisque l'on parle de la fin d'une vie, j'aimerais rappeler que la politique de Monsieur Hollande, en poursuivant la suppression des lits, qu'affectionnait le précédent gouvernement, supprime des possibilités de soins utiles à toutes et à tous dans ce pays.
Aussi n'est-ce pas un débat éthique dans l’abstrait qui se présente à nous ; ce débat est étroitement déterminé par le mépris des conditions de vie de la population qui anime ce gouvernement comme son prédécesseur.
Voilà dans quel cadre social il est question de ce malade prénommé Vincent.
--- Et lorsque le malade exprime le souhait de mourir, l'on doit toujours se demander "qui parle en lui", la part qui évalue consciemment qu'il serait dans un état irréversible (et sur quelles bases aurait-il acquis cette croyance), ou la part découragée, déprimée, désespérée qui désire se laisser aller à la mort comme seule issue acceptable par une psyché ргоfопԁémепt atteinte.
Climax ta grande clairvoyance pour la justesse et le fond des choses me stpéfieront toujours ! Néanmoins la question demeure : qui a le droit de faire quoi ?
alison-emma
Membre pionnier
15 janvier 2014 à 18:01
[Ikki " tant qu'il y a de la vie, il y a de l'espoir et un miracle peut toujours arriver " On n'est pas couché là, Textoo heureusement que tu nous balance pas toujours des sujets aussi vastes et complexes...
Cela permet aussi de réfléchir un peu plus, la question de la vie quand on n'est jamais passé à coté de sa perte, fait réagir autrement.
Textoo eu parar de me parar por aí, você me faz chorar. Climax entender o porquê.
textoo
Légende urbaine
15 janvier 2014 à 18:11
Textoo eu parar de me parar por aí, você me faz chorar. Climax entender o porquê.
Du mal avec le Portugais, mais je vois ce dont tu veux parler
yoomy
Membre suprême
15 janvier 2014 à 18:15
sergeclimax69007
Membre suprême
15 janvier 2014 à 18:18
Alison-Emma, je viens de parcourir quelques pages de Françoise Dolto, son magnifique "Séminaire de Psychanalyse d'enfants".
Dans ce livre, des autistes, en rupture totale de communication sociale, qui présentent ce balancement caractéristique, ce rythme corporel, sont analysés comme des êtres hallucinant la présence première la plus commune, le rythme du cœur de la mère, que ressent le fœtus, et ces êtres ont été pris dans des situations d'absence de la mère à leurs besoins et désirs, d'où une plongée dans la catastrophe psychique, et leur enfermement : en fait, par leur mouvements corporels, ils donnent présence en eux à une mère enveloppante, et sécurisante.
Françoise Dolto a réussi a soigner des autistes avant l'âge de trois ans (après il semblerait que ce soit beaucoup plus difficile).
Elle a réussi à restituer à la vie commune des êtres humains dont, souvent, l'on décrète qu'ils sont fixés à vie à un état infra-humain, alors que c'est notre défaut de décryptage de leur vie symbolique qui nous les fait considérer inguérissables.
Ce détour pour exprimer ceci. Vois-tu, ce qui m'anime est la conviction que des cas dits désespérés ne le sont pas, et que l'on doit regarder à deux fois avant d'accéder au désir d'un malade de mourir :
--- Qui parle en lui ?
-- Dans quelles conditions d'abandon social, a lieu le débat éthique ?
-- Quels sont les critères qui nous permettent de décider qu'une vie n'est plus une vie ?
Quand à la réponse à ta question, "qui peut et doit décider", je suis comme toi, je n'en ai pas dans l'absolu.
textoo
Légende urbaine
15 janvier 2014 à 18:24
Quand à la réponse à ta question, "qui peut et doit décider", je suis comme toi, je n'en ai pas dans l'absolu.