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L'histoire secrète lgbt de l'Islam - Page 3

Sujet de discussion : L'histoire secrète lgbt de l'Islam
  • parfum-de-femme Membre élite
    parfum-de-femme
    • 12 février 2019 à 10:36
    En réponse au message de vinsang :

    Mais ce qui ressort, c’est que l’opinion des hommes en matière d’homosexualité varie en fonction de ce que la religion leur inculque et pas en fonction d’un raisonnement ou d’un ressenti qui leur est propre. icon_rolleyes.png

    Ce sont, à mon sens, deux niveaux d'analyse différents.

    La religion influe (je dirai volontiers conditionne) une pensée collective.
    Le ressentit, le raisonnement, c'est plutôt de l'ordre de l'individu.

    Une choses peut très bien être condamnée d'un point de vue collectif et "passer" dans le cadre individuel ou de petit comité.

    Faut ajouter à cela une notion bien différente de ce qu'est l'hypocrisie selon le fond religieux.
    Il ne s'agit pas d'établir une échelle de valeur entre l'islam et la chrétienté mais il y a une différence substantielle:

    Pour le catho moyen, si tu mens une fois, tu es un menteur.
    Pour le musulman moyen, si tu mens une fois et que tu dis la vérité deux fois, tu n'es pas un menteur.

    Je n'écris pas cela pour la polémique ou pour dire que les cathos sont moins menteurs que les musulmans.
    C'est quelque chose de culturel.

    C'est alimenté par la religion: Tel vieil homme qui s'est mal comporté dans sa vie et qui se tourne vers dieu.
    Il meurt au cours du chemin de pèlerinage.
    On mesure la distance entre le lieu de sa mort et sa destination pour adorer pour savoir s'il est plus près de la piété ou du péché…

    Autre exemple:
    Un ange sur son épaule droite compte ses bonnes actions.
    Son confrère, sur l'épaule gauche, compte les mauvaise.
    Une fois mort, comparution devant dieu et on fait les comptes…

    Le musulman compte sur l’arithmétique quand le catho va volontiers tabler sur le pardon, le repentir, le sacrifice du christ pour se "laver" de son péché.

    C'est caricatural, donc faux, quelque part.
    Mais c'est pour illustrer que, dans les grandes lignes, le mode de pensées n'est pas le même.

    Encore une fois, il ne s'agit pas de dire qu'une façon de voir les choses est meilleure que l'autre.
    Je veux juste souligner que peser ce qui existe dans le monde arabe avec des yeux d'occidental introduit un biais et engendre une interprétation erronée vis à vis de la façon que l'autre a de considérer les choses.
    En tirer des conséquences sur leur façon de voir les choses est un exercice périlleux et on arrive vite à des conclusions qui n'existent pas dans la vraie vie.

    Par exemple, vu par un occidental, cet imam homo devrait avoir une fatwa sur la tête et, le temps de l'écrire, se faire transpercer le fondement par un pieu.
    Vu par un occidental, Charlie Hebdo est encore complet au niveau de son effectif…

    On est tous munis d'un cerveau mais la façon de le faire fonctionner est propre au milieu qui nous a construit… verre.gif
  • newaix Membre pionnier
    newaix
    • 12 février 2019 à 10:45
    Les affabulations concernant le fait que l homophobie dans l Islam serait le fait d une "influence Chrétienne"... sont un pur délire idéologique/théologique dangereux...
    aucune religion ne tolerait l homosexualité, il y a une énorme confusion entre tolérance religieuse et les moeurs/certaines tolérances selon les pays ou/ civilisations...
  • wolfi Membre suprême
    wolfi
    • 12 février 2019 à 10:55
    Bonjour

    Farhat Othman écrit aussi

    Pour une muslim gay pride en Tunisie !

    Il est illusoire de vouloir abolir l’homophobie en terre d’islam sans passer par la case de la religion. Aussi faut-il que les militants osent réclamer au nom de l’islam leur gay pride en Tunisie !

    C’est le temps des gays pride, un peu partout dans le monde, ces moments de véritables fêtes populaires. Certes, ils célèbrent en premier les droits des homosexuels qui ont lutté âprement pour arracher leurs droits à vivre et à aimer qui ils veulent, finissant par imposer des lois à la faveur de la démocratie.
    Mais c’est d’abord la tolérance et le vivre ensemble paisible que les gays pride célèbrent dans le monde. Et il est temps d’en avoir une en notre nouvelle Tunisie. Ainsi le droit et l’éthique y seront-ils honorés.
    Une gay pride en l’honneur de la démocratie

    En effet, la Tunisie entend devenir un État de droit ; ce qui impose de reconnaître leurs droits aux gays et lesbiennes. Or, quoi qu’en disent les homophobes, le sexe gay existe bel et bien en Tunisie et dans toutes les sociétés arabes. Une gay pride est donc inéluctable en Tunisie si jamais la volonté démocratique y est sincère.
    Aujourd’hui, en notre pays, résolument en transition démocratique, l’acceptation de l’autre est impérative, cet homo ou lesbienne que d’aucuns vouent aux gémonies. Elle l’est d’autant plus que d’aucuns, y compris dans les rangs des supposées élites de la société, n’hésitent pas singer les daéchiens.

    Aussi, il est bien urgent que non seulement le droit des homosexuels triomphe au nom du droit et de la justice civile, mais aussi de la religion et de la nature sociologique de notre société.
    C’est donc de la plus haute importance dans notre pays dont la constitution consacre l’État de droit, l’acceptation du différent en ce domaine du sexe étant le verrou à faire sauter.
    Qu’on permette donc aux jeunes de faire l’amour, homo comme hétéro ; cela les détournera assurément de la haine d’autrui et du terrorisme !
    Oui, le sexe libre est possible en terre d’islam, aussi bien au nom du droit que de la religion ; il suffit de le réclamer en sachant user des arguments adéquats. L’un d’eux, le plus judicieux, serait de demander l’organisation d’une gay pride en Tunisie au nom même de notre foi : une muslim gay pride !

    Une gay pride en l’honneur de l’islam

    La célébration des droits du différent en Tunisie doit aussi être celle du fidèle musulman ; elle se doit donc d’être une muslim gray pride, organisée au nom et sous la caution de l’islam.
    Car notre religion est tolérante et humaniste, n’ayant jamais été homophobe ainsi qu’on l’a démontré avec les preuves les plus irréfutables.
    Alors, pourquoi la société civile, oubliant pour une fois son laïcisme, chez les uns, et sa fausse religiosité, chez les autres encore plus nombreux, n’ose-t-elle pas appeler en ce début d’été à une gay pride tunisienne, une muslim gay pride qui serait l’occasion de reconnaître le droit au sexe en Tunisie tout comme il est admis en islam ?
  • wolfi Membre suprême
    wolfi
    • 12 février 2019 à 10:58
    QUI EST FARHAT OTHMAN
    Farhat Othman

    Tunisien, Farhat Othman est un ancien diplomate
    Consul-Adjoint au Consulat à Strasbourg : 1983-1984,
    Consul au Consulat Général à Paris : 1984-1992,
    Conseiller social de l'Ambassade à Paris : 1992-1996.
    Il a été écarté du cadre diplomatique en 1996 par l'administration de l'ancien régime. Chercheur. Auteur

    IL ECRIT AUSSI ceci qui résume bien la société

    L’homophobie n’a rien d’islamique
    Le problème avec l’homosensualité (le terme à utiliser pour être plus près de la réalité sociologique, notre peuple étant sensuel) est qu’on relève d’un conformisme logique fait de fausseté et de mensonges; ainsi rares sont les justes de voix en la matière.

    Il nous faut commencer par rappeler que la catégorisation homosexuelle est une création purement occidentale en sa modernité, car aussi bien en Grèce qu’en islam, les rapports de gens de même sexe étaient non seulement acceptés mais prisés.
    Car le sexe chez les Arabes, comme chez les Grecs, est total, holiste disent les sociologues.

    Cela amène logiquement à dire qu’il n’y a pas de minorité sexuelle en Tunisie puisque le sexe y est tout simplement interdit en dehors de la norme officielle du mariage; donc, c’est tout le peuple qui est une minorité sexuelle.
  • parfum-de-femme Membre élite
    parfum-de-femme
    • 12 février 2019 à 14:29
    Bon, l'ami Farhat Othman, il s'écoute un peu rêver… icon_rolleyes.png

    En réponse au message de metal-o :


    Il nous faut commencer par rappeler que la catégorisation homosexuelle est une création purement occidentale en sa modernité, car aussi bien en Grèce qu’en islam, les rapports de gens de même sexe étaient non seulement acceptés mais prisés.
    Car le sexe chez les Arabes, comme chez les Grecs, est total, holiste disent les sociologues.

    Il oublie juste un truc, le gars…
    C'est que dans les temps qu'il évoque, l'islam n’existait pas.icon_wink.png

    Alors, oui, avant l'islam, ça crapahutait sec et sans grande conscience morale mais faut-il en conclure que l'homophobie est création occidentale, importée dans un islam qui aurait été gay-freindly icon_question.png

    La logique m'échappe…
    C'est un peu comme si je disais que, avant le code de la route, on avait pas conscience de devoir rouler à droite.
    Mais que le code de la route n'est pour rien aujourd'hui dans le fait que l'on critique ceux qui roulent à gauche.

    Rejeter la faute de l'homophobie sur l'occident, cela revient à dire que c'est à cause de l'occident que l'on roule à droite alors que, dans les grandes lignes, on est d'accord sur le même code de la route, non icon_question.png
  • wolfi Membre suprême
    wolfi
    • 12 février 2019 à 19:44
    Mahomet (570-632) , futur prophète de l'islam, naît tout juste cinq ans après la mort de Justinien (482-565), le dernier des grands empereurs romains. (il vit donc à la période romaine, n'en déplaise)

    Sa naissance à La Mecque va bouleverser le destin du monde.

    La Mecque (Mekka en arabe) est l'une des rares villes de la péninsule arabe. Elle compte 3.000 habitants.
    Sa prospérité repose sur le commerce caravanier et sur un sanctuaire, la Kaaba, construit autour d'une mystérieuse pierre noire. Ce sanctuaire est un lieu de pèlerinage pour les idolâtres de toute la péninsule.

    Mahomet avant l'Hégire

    Mahomet perd ses parents en bas âge.Il est élevé par son grand-père, le chef du clan des Bani Hachem (les Hachémites), puis par son grand-oncle, Abou Talib (père de son futur gendre, Ali).
    Bien que ne sachant ni lire ni écrire, il assure sa fortune en épousant à 25 ans une riche veuve de quinze ans plus âgée que lui.
    Khadidja - c'est son nom - sera sa première disciple. En 26 ans de vie commune (et malgré son âge avancé), elle lui donnera quatre filles.

    vers la Syrie et peut-être s'y rend-il lui-même. Il a de multiples occasions de dialoguer avec les juifs et les chrétiens de passage ou installés à La Mecque, ce qui lui donne une assez bonne connaissance de la Bible (*)...

    Vers l'âge de 40 ans, en 610, le futur Prophète prend l'habitude de se retirer dans une grotte du désert, sur le mont Hira, à cinq kilomètres de La Mecque.

    Selon ses dires, pendant la nuit dite «du Destin», à la fin du mois de Ramadan, l'ange Jebrail (Gabriel en arabe) lui souffle à l'oreille : «Récite» !
    À son retour à La Mecque, Mahomet commence à annoncer la parole de Dieu (Allah en langue arabe). Il se présente comme son envoyé.

    Outre sa femme, les premiers convertis sont son cousin Ali (qui sera le quatrième calife), son serviteur Zeïd, un esclave qu'il a affranchi, et son parent Abou Bekr (qui sera le premier calife).

    Le prophète dans l'adversité

    Les commerçants de La Mecque craignent pour leurs revenus, liés aux pèlerinages qui guident des Arabes de toute la péninsule vers la pierre noire du sanctuaire de la Kaaba. Ils ne tardent pas à persécuter le petit groupe de disciples.

    En 619, Mahomet voit son horizon s'obscurcir avec la mort de Khadidja ainsi que du puissant Abou Talib. Se sentant menacé, il part pour l'oasis de Taïf, à une centaine de kilomètres, mais il en est chassé par les habitants, peu soucieux de se fâcher avec les commerçants mecquois.

    De retour à La Mecque, il en profite pour se remarier et met fin à sa monogamie antérieure.

    Il épouse d'une part une veuve du nom de Saïda, d'autre part la très jeune fille de son disciple Abou Bekr.

    Elle a nom Aïsha... et guère plus de six ans.!!!!!!!!!!!!!!!!

    Malgré tout, Mahomet ne se satisfait pas de rester à La Mecque. C'est alors que survient un événement décisif qui débouchera sur la fuite à Médine…
    (source Hérodote.net)
  • wolfi Membre suprême
    wolfi
    • 12 février 2019 à 19:57
    Le principal empereur d'Orient est Justinien.

    Son règne doit beaucoup aux qualités personnelles de son épouse Théodora, fille d'un simple dompteur d'ours et prostituée repentie.
    Justinien fait construire la basilique Sainte-Sophie, dédiée à la Sagesse (Sophia en grec). Il entame aussi la compilation du droit romain.
    Cet ouvrage juridique du nom de Digeste inspirera les légistes européens et notamment les rédacteurs du Code Civil. Nous lui devons une partie de nos lois.

    Après la mort de Justinien, l'empire d'Orient est soumis à de vives attaques de la part de nouveaux-venus au nord, Slaves et Bulgares, ainsi que des Perses, ses ennemis traditionnels.

    Un général victorieux du nom d' Héraclius revêt la pourpre, symbole de l'autorité impériale. Il transforme l'empire romain d'Orient en empire byzantin (du nom de Byzance, nom grec de Constantinople).

    Héraclius s'épuise à repousser les Bulgares et les Perses. À la veille de sa mort, en 641, il doit s'accommoder de la conquête de la Syrie et de l'Égypte par des intrus que personne n'attendait : des cavaliers arabes guidés par une nouvelle religion, l'islam….. même source
  • samuel19 Membre habitué
    samuel19
    • 10 novembre 2020 à 18:07

    Salut tout le monde.

    J'ai lu ce sujet c'est intéressant. Ce que je peux dire c'est que je suis musulman et que dans l'islam en tous cas actuellement ça le fait pas d'être gay, mais alors pas du tout. il y a bien un petit débat pour savoir si c'est l'homosexualité qui est interdite ou juste la sodomie, il y a aussi quelques imams gays je sais, mais c'est quand même largement l'anti homosexualité qui l'emporte.

    Ducoup je vous cache pas je suis écartelé entre le fait que je suis gay et musulman.

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